

Lorsque l’on visite Paris pour la première fois, on se tourne naturellement vers les grands classiques : Tour Eiffel, Louvre, Montmartre… Mais la capitale regorge aussi de lieux plus discrets, souvent oubliés des guides touristiques, où l’on peut ressentir le vrai Paris.
En tant que Parisien passionné d’histoire, je vous propose une visite originale et authentique à Paris, loin des foules, pour découvrir des endroits qui racontent la ville autrement.
Voici une sélection de mes lieux préférés, parfaits à explorer lors d’une visite guidée centrée sur l’histoire, l’architecture et l’âme parisienne.
Situé à l’extrémité de l’île de la Cité, le Square du Vert-Galant est l’un des spots les plus paisibles du centre de Paris.
Cet îlot de verdure, au niveau de l’eau, offre une vue unique sur les quais de Seine et le Pont Neuf.
Ce lieu chargé d’histoire porte le surnom du roi Henri IV, dit “le Vert-Galant”, connu pour ses nombreuses aventures amoureuses.
C’est un endroit idéal pour introduire l’histoire médiévale et monarchique de la ville lors d’une visite guidée.
Infos officielles :
➡️ https://www.paris.fr/lieux/square-du-vert-galant-2168
Cette petite rue pavée située dans le 6ᵉ arrondissement est un véritable bond dans le passé.
On y trouve :
Une visite accompagnée permet de comprendre l’importance de ce quartier dans la période révolutionnaire, tout en se promenant dans un décor authentique et préservé.
Plus d’informations :
➡️ https://parisjetaime.com/eng/article/passage-du-commerce-saint-andre-a909
Bien moins fréquenté que Montmartre, le Parc de Belleville offre pourtant l’un des plus beaux points de vue sur Paris.
Situé au cœur d’un quartier populaire et artistique, il révèle une autre facette de la capitale : plus vivante, plus contemporaine, plus locale.
Lors d’une visite guidée, Belleville devient aussi un excellent point de départ pour découvrir l’histoire ouvrière de Paris, ses influences multiculturelles et son street art dynamique.
À consulter :
➡️ https://www.paris.fr/lieux/parc-de-belleville-1816
Peu de visiteurs savent que Paris abrite encore un véritable amphithéâtre datant du Ier siècle : les Arènes de Lutèce.
Ce site exceptionnel permet de comprendre les origines antiques de Paris et la vie quotidienne des Gallo-Romains.
C’est un incontournable pour ceux qui souhaitent une visite historique approfondie, loin des circuits touristiques classiques.
Infos officielles :
➡️ https://www.paris.fr/lieux/arenes-de-lutece-17577
Aux confins du 20ᵉ arrondissement, le Village de Charonne ressemble davantage à un hameau qu’à un quartier parisien.
On y trouve :
C’est le lieu parfait pour raconter l’histoire des anciens villages annexés par Paris au XIXᵉ siècle.
Plus d’informations sur ce secteur historique :
➡️ https://www.paris.fr/pages/le-20e-arrondissement-20896
Opter pour une visite en dehors des sentiers battus permet de :
Avec un guide passionné, ces lieux prennent vie : les personnages historiques reviennent, les rues racontent leur passé, et chaque détail trouve son sens.
Explorer Paris autrement, c’est comprendre que la capitale se compose de strates historiques et culturelles invisibles au premier regard.
En choisissant une visite originale et authentique à Paris, vous accédez à une version plus intime de la ville, celle que seuls les Parisiens connaissent vraiment.
Paris ne se résume pas à ses monuments.
Paris s’écoute, se raconte, se déniche… et se partage.
Découvrir Paris à la tombée de la nuit, c’est vivre une expérience unique, où l’histoire, la lumière et l’atmosphère se mêlent pour révéler une capitale différente. Une Paris by night visite guidée offre une immersion exceptionnelle dans un décor illuminé, parfois mystique, qui transforme les monuments, les ponts et les ruelles historiques.
Pour les amoureux de culture, d’architecture ou de légendes parisiennes, une visite nocturne est un incontournable.
Voici tout ce que vous pourrez admirer lors d’un tour nocturne de Paris accompagné d’un guide passionné.
Symbole absolu de Paris, la Tour Eiffel offre un visage incomparable une fois illuminée. Chaque heure, les scintillements de la dame de fer créent une magie incomparable.
Votre guide pourra retracer l’histoire de sa construction, son rôle lors des Expositions universelles et les controverses qu’elle a suscitées.
Plus d’infos sur l’illumination de la Tour Eiffel (site officiel) :
➡️ https://www.toureiffel.paris/fr/le-monument/illuminations
La nuit, les quais de Seine, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, deviennent l’un des plus beaux décors de la capitale. Les ponts historiques se reflètent dans l’eau, la cathédrale Notre-Dame s’illumine et les monuments semblent flotter dans l’obscurité.
Lors d’une visite guidée nocturne, vous découvrirez :
Plus d’informations sur la zone UNESCO :
➡️ https://whc.unesco.org/fr/list/600
De jour comme de nuit, le Louvre impressionne. Mais la nuit, sa pyramide illuminée et ses cours silencieuses offrent un cadre presque théâtral.
Votre guide pourra vous expliquer l’évolution du palais, de la forteresse médiévale à l’un des plus grands musées du monde, ainsi que les principaux faits historiques associés à ses différentes ailes.
Histoire officielle du Louvre :
➡️ https://www.louvre.fr/histoire
Montmartre est fascinant le jour, mais la nuit le rend encore plus mystérieux. Ses ruelles pavées, ses lampadaires rétro et ses points de vue sur la capitale créent un décor romantique.
Une visite guidée nocturne permet de découvrir :
Une ressource utile pour préparer votre montée à Montmartre :
➡️ https://parisjetaime.com/eng/article/montmartre-a891
La nuit, les boulevards haussmanniens brillent de mille feux. Les façades blanches se parent d’or, les cafés s’animent et les théâtres illuminent les trottoirs.
Votre guide pourra vous expliquer l’immense transformation menée au XIXᵉ siècle par le baron Haussmann, qui a façonné le Paris moderne avec ses avenues rectilignes, ses immeubles uniformisés et ses perspectives urbaines.
Pour en savoir plus sur Paris haussmannien :
➡️ https://www.paris.fr/pages/haussmann-et-les-travaux-de-paris-2712
Une visite guidée Paris by night offre bien plus qu’un simple parcours :
Le Paris nocturne est idéal pour ceux qui souhaitent découvrir une capitale authentique, plus mystérieuse, presque cinématographique.
La nuit révèle un Paris plus profond, plus émotionnel, où chaque façade s’anime sous la lumière. Une visite guidée nocturne permet de comprendre comment la ville est devenue la Ville Lumière, tant par sa beauté que par son histoire intellectuelle et culturelle.
Que vous soyez passionné d’histoire, de romantisme ou simplement curieux, Paris by night vous réserve un voyage aussi apaisant que fascinant.
Paris a toujours été considérée comme la ville de l’amour. Ses ponts enjambant la Seine, ses ruelles pavées, ses jardins élégants et ses monuments illuminés créent un décor idéal pour une escapade en couple. Pour ceux qui souhaitent vivre une visite romantique Paris entre histoire, culture et émotions, de nombreux lieux emblématiques racontent une histoire unique.
Découvrons ensemble les endroits incontournables pour une balade en amoureux, et comment une visite guidée peut transformer cette promenade en véritable voyage intime au cœur du patrimoine parisien.
Montmartre reste l’un des lieux les plus romantiques de Paris. En déambulant dans ses rues sinueuses, vous plongez dans un univers où se côtoient artistes, petites places confidentielles et panoramas exceptionnels.
La Place du Tertre, les anciens ateliers des peintres impressionnistes et la basilique du Sacré-Cœur racontent une histoire passionnante, idéale à découvrir avec un guide qui saura en révéler les anecdotes méconnues.
Pour préparer votre visite, le site de l’Office du tourisme de Paris propose une présentation du quartier :
➡️ https://parisjetaime.com/eng/article/montmartre-a891
Longtemps connu pour ses cadenas, le Pont des Arts reste un lieu privilégié pour admirer la Seine et les monuments qui la bordent.
À la tombée du jour, la lumière dorée se reflète sur l’eau et offre un cadre parfait pour une photo en duo.
Une visite guidée historique permet de comprendre pourquoi ce pont occupe une place si particulière dans l’imaginaire romantique parisien.
Pour en savoir plus sur les ponts de Paris, consultez la page dédiée de la Mairie de Paris :
➡️ https://www.paris.fr/pages/les-ponts-de-paris-2017
À quelques pas de Notre-Dame, l’île Saint-Louis offre une atmosphère paisible et intemporelle. Son architecture classique, ses quais bordés d’immeubles du XVIIᵉ siècle et ses petites rues charmantes en font un véritable décor de film romantique.
Une visite guidée vous permettra de découvrir les demeures historiques, les anciennes maisons d’artisans et les légendes locales.
Ne manquez pas la balade au bord des quais, un moment suspendu au cœur du Paris historique.
Les jardins du Luxembourg sont l’un des lieux les plus appréciés des couples. Leur grande allée, leur bassin central et leurs bosquets fleuris invitent à la détente.
Mais derrière cette beauté se cache une histoire fascinante : celle de la reine Marie de Médicis, qui fit construire le palais pour recréer les jardins florentins de son enfance.
Pour en savoir plus sur ce lieu emblématique :
➡️ https://www.senat.fr/visite/jardin/index.html
Une visite guidée vous permettra de mieux comprendre la symbolique des statues, les perspectives classiques et l’évolution du jardin à travers les siècles.
Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, les quais de Seine offrent l’une des plus belles promenades de Paris.
De jour comme de nuit, la vue sur les monuments – Louvre, Orsay, Notre-Dame – compose un tableau vivant.
Une visite guidée à pied, en soirée par exemple, rend l’expérience encore plus magique : les éclairages, les reflets et les silhouettes des ponts donnent à la ville un charme incomparable.
Pour en connaître davantage sur ce site classé :
➡️ https://whc.unesco.org/fr/list/600
Une visite guidée ne se limite pas à une simple balade :
Cette démarche donne du sens à votre découverte de la capitale et transforme un moment romantique en souvenir mémorable.
Qu’il s’agisse de Montmartre, des quais de Seine ou des jardins historiques, Paris offre mille visages à ceux qui souhaitent vivre un moment à deux.
En vous laissant guider par un professionnel passionné, vous explorez non seulement les lieux emblématiques, mais aussi les histoires, symboles et légendes qui en font la capitale de l’amour.
Pour une visite romantique Paris authentique, culturelle et poétique, rien ne vaut l’accompagnement d’un guide qui saura créer un itinéraire sur mesure… et un souvenir unique.
Paris n’est pas qu’une ville de monuments et de boulevards. C’est aussi une capitale pleine de verdure, de recoins secrets et de refuges de tranquillité que même certains Parisiens ne connaissent pas.
Pour celles et ceux qui souhaitent vivre une visite originale Paris, les jardins cachés offrent une pause enchantée, idéale pour découvrir la ville autrement, avec une dimension authentique et locale.
Dans cet article, partons à la découverte de ces écrins de nature discrètement nichés entre deux immeubles, derrière un mur ou au bout d’une allée. Parfait pour une visite guidée historique à Paris… et un moment de calme inoubliable.
Situé derrière les hôtels particuliers du Marais, le Jardin des Rosiers–Joseph-Migneret est accessible par une petite porte discrète de la rue des Rosiers.
Son charme réside dans son calme surprenant au cœur d’un quartier très fréquenté.
Ce jardin est une combinaison d’espaces anciens et modernes, reliés à plusieurs bâtiments historiques. Idéal pour comprendre l’évolution architecturale du Marais.
Infos officielles :
➡️ https://www.paris.fr/lieux/jardin-des-rosiers-joseph-migneret-17623
À quelques pas du Bon Marché, le Square Récamier est une perle intimiste nichée entre des murs végétalisés.
Longtemps réservé aux habitants du quartier, il reste l’un des jardins les plus discrets de la rive gauche.
Il offre un décor idéal pour évoquer l’histoire du Paris littéraire et aristocratique, notamment les salons du XIXᵉ siècle.
Dans le 14ᵉ arrondissement, la Cité Internationale Universitaire de Paris abrite de nombreux jardins inspirés des cultures du monde.
Le parc lui-même est immense, mais chaque maison internationale possède un espace vert qui reflète son pays d’origine : Japon, Allemagne, Cambodge, Suisse…
Ce lieu offre une visite originale Paris mêlant nature, architecture et histoire internationale.
En savoir plus :
➡️ https://www.ciup.fr/
À deux pas du jardin du Luxembourg, le Musée Zadkine abrite un petit jardin-sculpture d’une beauté intime.
Les œuvres d’Ossip Zadkine se fondent entre arbres et massifs, créant un espace contemplatif unique.
Entrée libre, atmosphère silencieuse, histoire artistique : le lieu idéal pour une visite guidée centrée sur les artistes de la rive gauche.
Infos :
➡️ https://www.zadkine.paris.fr/
Le Square de Montsouris, situé près du parc du même nom, est l’une des rues-jardins les plus charmantes de Paris.
Mais ce que l’on sait moins, c’est que plusieurs petits jardins privés et semi-publics s’y cachent, révélant des villas Art déco, des façades colorées et des espaces fleuris.
Exploré avec un guide, ce quartier se dévoile comme une bulle de campagne aux portes de la ville.
Bien que connu, le jardin du Palais-Royal reste étonnamment calme comparé aux rues alentour.
Entouré de colonnes, passages historiques et galeries couvertes, il permet de raconter l’histoire politique, littéraire et révolutionnaire du quartier.
Le jardin a d’ailleurs été restauré pour retrouver sa forme d’origine du XVIIIᵉ siècle.
Infos officielles :
➡️ https://www.domainedeversailles.fr/palais-royal
Derrière la splendide façade de l’Hôtel de Sully se trouve un jardin classique caché, accessible par un passage discret qui mène ensuite… à la place des Vosges !
Ce lieu est parfait pour une visite guidée mêlant Renaissance, architecture et histoire du Marais.
Infos :
➡️ https://www.paris-conciergerie.fr/hotel-de-sully
Une visite guidée permet de :
Ces jardins sont aussi l’occasion de découvrir un Paris intime, idéal pour les visiteurs qui recherchent une expérience authentique.
Les jardins cachés Paris montrent une facette méconnue de la capitale : tranquille, préservée, délicate.
Ils sont parfaits pour une balade historique originale, loin du bruit et du tourisme de masse.
Accompagné d’un guide, chaque arbre, passage ou façade raconte une histoire que seuls les locaux connaissent.
Prêt(e) à explorer un Paris plus secret ?
Paris n’est pas seulement la ville des musées et des monuments historiques. Elle est aussi une véritable galerie d’art à ciel ouvert où s’expriment artistes locaux, talents internationaux et collectifs engagés. Si vous connaissez déjà les classiques comme Belleville ou le 13ᵉ arrondissement, il existe de nombreux spots de street art méconnus à Paris qui méritent une visite attentive.
Pour les curieux, amoureux de culture urbaine et voyageurs en quête d’une visite insolite de Paris, voici un tour d’horizon des lieux secrets où le street art dévoile tout son potentiel.
Nichée au cœur de Montmartre, cette petite rue piétonne semble d’abord anodine. Pourtant, en observant mieux, elle révèle des collages poétiques, des pochoirs colorés et des mini fresques racontant l’histoire bohème du quartier.
Ce spot est idéal pour une visite guidée mêlant histoire du quartier et art contemporain, montrant comment Montmartre continue de nourrir la créativité.
Beaucoup pensent tout connaître de la rue Denoyez à Belleville, mais les ruelles adjacentes restent bien moins explorées. En vous éloignant légèrement de l’artère principale, vous découvrirez des œuvres plus confidentielles, renouvelées régulièrement.
Une exploration en compagnie d’un guide permet de comprendre la symbolique des fresques et l’évolution de ce lieu emblématique du street art Parisien.
Autour du canal de l’Ourcq, plusieurs murs officiels accueillent des artistes urbains depuis des années. Beaucoup de visiteurs passent à côté de ces œuvres monumentales, alors qu’elles constituent l’un des parcours les plus riches de la capitale.
C’est l’un des meilleurs endroits pour ceux qui souhaitent une visite culturelle insolite : entre patrimoine industriel, histoire du canal et fresques gigantesques, la découverte est complète.
Situé dans le 20ᵉ arrondissement, ce quartier populaire abrite de nombreuses fresques signées d’artistes émergents.
Les façades, cours intérieures et petits passages dévoilent un Paris plus intime, loin des circuits touristiques. Une visite guidée historique et artistique permet de relier l’évolution du quartier à ses œuvres urbaines.
Entre deux sentiers verdoyants, les Buttes-Chaumont révèlent des œuvres discrètes, parfois cachées sur des murets ou sous les ponts du parc. En s’aventurant dans les rues qui l’entourent, on découvre une scène artistique vibrante, souvent méconnue.
Idéal pour une balade mêlant patrimoine haussmannien, nature et street art.
Le street art est un art éphémère : les œuvres disparaissent, évoluent, se recouvrent. Un guide professionnel permet de :
Pour les visiteurs à la recherche d’une expérience insolite à Paris, c’est un moyen idéal d’accéder à un Paris plus secret.
Au-delà des musées et des avenues célèbres, le street art propose un regard neuf sur la capitale : engagé, créatif, vivant. Il met en lumière des quartiers en pleine transformation et révèle un Paris contemporain, authentique et multiculturel.
Explorer ces spots méconnus, c’est découvrir une ville plus libre, plus artistique et plus humaine — un Paris qui surprend à chaque coin de rue.
Découvrez le Paris insolite et original. Paris, ce n’est pas seulement la tour Eiffel vue depuis le Trocadéro. Paris, ça peut être aussi un château médiéval au fond d’une rue du Marais, un amphithéâtre romain derrière des immeubles, une pagode chinoise rouge vif près du parc Monceau ou encore un hameau alsacien perché au‑dessus de la Butte‑aux‑Cailles.
En vous éloignant des grands circuits, et en lisant cet article, vous pourrez découvrir sept lieux étonnants, rarement fréquentés par les touristes, mais faciles d’accès en métro ou en bus, pour visiter Paris autrement.
Vous pouvez aussi réservez dès maintenant une visite guidée originale de Paris, avec un historien, et au guidon d’une mobylette.
À deux pas de la Seine, au milieu du quartier du Marais, vous tomberez sur l’Hôtel de Sens. La construction a un aspect qui tranche radicalement avec les immeubles alentours et elle vous donnera l’impression de vous retrouver subitement au Moyen-âge.

Son architecture mêle style gothique flamboyant et premières influences de la Renaissance. Sa façade est ainsi composées de grandes lucarnes sculptées, de pignons aigus, de tourelles d’angle et d’un portail surmonté de blasons.
L’Hôtel a été construit entre 1475 et 1519 pour Tristan de Salazar, archevêque de Sens. Il servait de résidence parisienne aux prélats de Sens, alors juridiquement supérieurs à l’évêque de Paris. Après des usages variés, l’Hôtel de Sens est classé monument historique en 1862 et restauré au XXᵉ siècle. Il abrite aujourd’hui la bibliothèque Forney, spécialisée dans les arts décoratifs, le design et l’architecture, gérée par la Ville de Paris.
Après cette étape, traversez le jardin de l’Hôtel de Sens, puis rejoignez le village Saint‑Paul, l’Île Saint‑Louis ou l’église Saint‑Gervais. Pour approfondir l’histoire des lieux secrets du Marais, une visite thématique comme celle proposée sur Paris en Mobylette permet de replacer l’hôtel dans le tissu urbain médiéval.
En poussant une grille rue Monge, on débouche soudain sur une vaste arène de sable entourée de gradins en pierre et d’immeubles modernes.

Il s’agit des arènes de Lutèce. Peu de touristes les connaissent, alors qu’il s’agit avec les thermes de Cluny de l’un des plus anciens monuments de Paris.
Construites entre le Iᵉʳ et le IIᵉ siècle après J.‑C., les arènes combinaient les fonctions de théâtre et d’amphithéâtre : une scène accueillait pièces et déclamations, tandis que l’arène centrale recevait combats de gladiateurs et chasses aux animaux. Elles pouvaient accueillir environ 15 000 à 17 000 spectateurs, soit l’essentiel de la population de Lutèce.
Après les invasions barbares et le Moyen-âge, le site est en grande partie comblé. Il est redécouvert au XIXᵉ siècle lors du percement de la rue Monge. Grâce à une campagne de sauvegarde, une partie des gradins et de l’arène est dégagée et transformée en square public, désormais géré par la Ville de Paris.
Aujourd’hui, on y voit encore les vestiges des gradins, des loges et des cages qui servaient aux animaux. L’espace est utilisé comme terrain de jeux, de football ou de pétanque, mais conserve une atmosphère particulière, surtout tôt le matin ou en fin de journée.
Pour prolonger cette plongée dans un Paris insolite et original, rejoignez le Jardin des Plantes et le Muséum national d’Histoire naturelle, ou montez vers la rue Mouffetard et le Panthéon.
À l’angle de la rue Daubenton et de la rue Geoffroy‑Saint‑Hilaire, dans le 5ème arrondissement, la Grande Mosquée de Paris déploie son minaret de 34 mètres, ses patios de zelliges, ses fontaines et son jardin à l’andalouse.
Dès qu’on franchit son portail en bois sculpté, le bruit de la ville disparaît, remplacé par le murmure de l’eau et le parfum des figuiers.

Le projet de mosquée est lancé au XIXᵉ siècle par des orientalistes, mais il ne se concrétise qu’après après la Première Guerre mondiale. En effet, c’est en 1920 qu’une loi française décide la création de l’«Institut musulman de la Mosquée de Paris» afin d’honorer les dizaines de milliers de soldats musulmans morts pour la France.
La première pierre est posée en 1922, et l’édifice est inauguré en 1926 en présence du président de la République Gaston Doumergue et du sultan du Maroc Moulay Youssef.
L’architecture s’inspire des mosquées marocaines et andalouses, en particulier de la mosquée al‑Quaraouiyine de Fès : minaret carré couvert de faïences, patios entourés de galeries, boiseries en cèdre sculpté, stucs et calligraphies. Les jardins plantés d’arbousiers, de grenadiers et de citronniers, ponctués de bassins, créent l’impression d’une oasis au cœur de Paris. Outre la salle de prière, la mosquée comprend un salon de thé, un restaurant, un hammam et des espaces culturels, ce qui en fait un lieu de prière mais aussi de rencontre et de découverte pour les Parisiens et les visiteurs.
En sortant, traversez le Jardin des Plantes et ses galeries, ou gagnez la Seine pour longer les quais jusqu’à l’Institut du monde arabe.
Entre le Jardin du Luxembourg et l’Observatoire, au 3, rue Michelet, un bâtiment de briques rouges, crénelé comme un château et ceint d’une longue frise de sculptures antiques, intrigue les passants. Il s’agit de l’Institut d’Art et d’Archéologie, aussi appelé Centre Michelet.
Sa silhouette de forteresse toscane en fait une étape parfaite pour une visite du Paris insolite et original.

Tout commence avec le don, en 1917, de la bibliothèque d’art et d’archéologie du couturier Jacques Doucet à l’Université de Paris. Pour abriter ces fonds exceptionnels, un concours d’architecture est lancé et remporté par Paul Bigot. L’édifice est construit entre 1925 et 1928 et inauguré à la fin des années 1920.
Les façades en briques rouges rappellent les palais civils de Sienne, tandis que les volumes et certains détails s’inspirent aussi de l’architecture mauresque et subsaharienne, notamment de la grande mosquée de Djenné au Mali. La frise en terre cuite qui ceinture le bâtiment reproduit des fragments de sculptures grecques, romaines, médiévales et renaissances réalisés par la Manufacture de Sèvres, faisant de l’enveloppe elle‑même une sorte de musée en plein air.
Aujourd’hui, l’Institut héberge des départements d’histoire de l’art et d’archéologie de Sorbonne Université et de l’université Paris 1 Panthéon‑Sorbonne, ainsi que des collections pédagogiques, des bibliothèques spécialisées et le Centre André‑Chastel.
Profitez en pour flâner dans le Jardin du Luxembourg, visiter l’Observatoire de Paris ou remonter vers le quartier de l’Odéon.
Sur le flanc ouest de la Butte‑aux‑Cailles, un portail bleu au 10, rue Daviel cache un hameau de maisons à colombages qui semblent venues tout droit de l’est de la France.
La Petite Alsace, ou cité Daviel, est une ancienne cité ouvrière dont la silhouette pittoresque contraste fortement avec les grands immeubles alentour. En y entrant, on découvre un Paris insolite et original, fait de jardins, de toits pointus et de façades colorées, à quelques minutes seulement de la place d’Italie.

La Petite Alsace est construite en 1912 par l’architecte Jean Walter pour la société d’habitation à bon marché «L’habitation familiale», à l’initiative de l’abbé Jean Viollet.
L’ensemble comprend une quarantaine de pavillons mitoyens en briques et colombages, organisés autour d’une cour centrale d’environ 500 m², avec jardins et arbres.
Ces maisons, destinées aux familles d’ouvriers des usines environnantes, reprennent un vocabulaire régionaliste inspiré de l’Alsace : colombages apparents, toits débordants, pignons pointus, menuiseries colorées.
Aujourd’hui, la cité reste une copropriété privée, habitée, que l’on ne visite que si la grille est ouverte ou avec l’accord des résidents.
En sortant de la cité, traversez la charmante Villa Daviel, impasse pavée bordée de maisonnettes fleuries. Puis grimpez vers les rues de la Butte‑aux‑Cailles, connues pour leur ambiance de village, leurs fresques de street art et leurs petites places.
Au 48, rue de Courcelles, dans le 8ᵉ arrondissement, une façade rouge en forme de pagode chinoise rompt brutalement avec les immeubles haussmanniens voisins.
La Maison Loo, souvent appelée « La Pagode de Paris », est l’une des constructions les plus surprenantes de la capitale : quatre étages coiffés de toits recourbés, tuiles vernies, créatures mythiques sur le faîtage et portail en bois précieux. Il s’agit d’une des indiscutables incarnations du Paris insolite et original.

À l’origine, Maison Loo était un hôtel particulier classique du XIXᵉ siècle. En 1925‑1926, le marchand d’art chinois Ching Tsai Loo rachète l’édifice et demande à l’architecte Fernand Bloch de le transformer en pagode, pour abriter sa galerie d’art asiatique C. T. Loo & Cie. La surélévation de deux étages, la nouvelle toiture en pagode et la façade peinte en rouge vif suscitent la colère d’une partie du voisinage, mais l’ensemble finit par s’imposer comme curiosité architecturale.
L’architecture reprend les codes traditionnels chinois : avant‑toits recourbés couverts de tuiles vernies, garde‑corps géométriques, bandeaux décorés et portail monumental orné de sculptures. À l’intérieur on trouvait des panneaux de laque rouge du XVIIIᵉ siècle, des salons thématiques et une importante collection d’art asiatique.
Rénovée dans les années 2010 et inscrite aux monuments historiques, la Pagode abrite aujourd’hui The Pagoda Paris, un lieu d’expositions et d’événements privés, visible surtout de l’extérieur pour le grand public.
Combinez cette halte avec une promenade dans le parc Monceau, connu pour ses fabriques et ses perspectives, puis une exploration des hôtels particuliers du boulevard de Courcelles. Le site officiel Pagoda Paris donne des informations sur les expositions et l’histoire de ce bâtiment unique.
Sur la rive gauche de la Seine, au 1, quai Branly, cinq bulbes dorés scintillent entre les arbres et les façades de pierre.
La cathédrale orthodoxe russe de la Sainte‑Trinité, est inauguré en 2016, pourtant, de nombreux touristes et Parisiens ignorent encore l’existence de ce complexe spirituel et ratent donc un aspect pour le moins original et insolite de Paris.

Le projet est lancé en 2007 par le patriarche Alexis II de Moscou, avec le soutien des autorités françaises et russes. En 2010, la Fédération de Russie achète un terrain d’environ 4 000 m² quai Branly, non loin du pont de l’Alma et du ministère des Affaires étrangères. La cathédrale et le centre spirituel et culturel orthodoxe russe (CSCOR) sont conçus par l’architecte Jean‑Michel Wilmotte. Le chantier se déroule entre 2013 et 2016 ; les dômes sont posés en 2016 et l’ensemble est inauguré la même année, pour un coût estimé à environ 170 millions d’euros, entièrement financé par la Russie.
Architecturalement, la cathédrale mélange des références néo‑russes et néo‑byzantines : un volume en pierre sobre, surmonté de cinq bulbes dorés symbolisant le Christ et les quatre évangélistes, coiffés de croix orthodoxes. Le CSCOR comprend également une maison paroissiale, un auditorium d’environ 200 places, un centre culturel avec salles d’exposition, un pôle éducatif et une librairie.
Profitez de cette étape dans un Paris secret et original pour visiter le musée du quai Branly – Jacques Chirac, puis traverser la Seine vers le Trocadéro ou remonter vers les Invalides. Le site institutionnel Paris je t’aime et la page officielle de la cathédrale détaillent les horaires et les activités culturelles proposées.
Ces sept lieux montrent que la richesse de Paris ne se limite pas à ses monuments les plus connu. Un Paris insolite et original existe, du Marais médiéval aux cités ouvrières du 13ᵉ, en passant par les pagodes chinoises ou les cathédrales russes contemporaines … et il vaut le détour !
Si vous voulez approfondir votre connaissance du Paris secrets et insolite, alors notre visite guidée “Les Secrets de Paris” est faite pour vous.
Avant de visiter la Ville Lumière (si vous ne réservez pas une visite guidée historique de Paris) il est nécessaire d’avoir quelques notions de l’histoire de la ville afin d’en profiter pleinement et de vivre une expérience touristique complète.
Cela est aussi nécessaire que de réserver un bon hôtel, repérer les bons restaurants et les adresses des musées, ou de se renseigner sur les meilleurs moyens de transports à Paris.
En effet, même s’il est plaisant de flâner dans les rues de Paris, de regarder les monuments et de se prendre en photo dans les lieux « instagrammable », il serait dommage de se limiter à cela.
Connaitre au préalable l’histoire de la ville vous permettra de mieux comprendre ce que vous voyez et de mieux en saisir la beauté, car l’importance qu’on donne aux monuments et aux lieux découle souvent des événements qui ont sous-tendu leur construction ou qui s’y sont déroulés.
Dans cet article, vous trouverez donc les grandes étapes de la construction, de l’élargissement et l’embellissement de Paris au cours des siècles.
Vous préférez découvrir Paris dans le cadre d’une visite guidée historique ? Réservez avec nous.
L’histoire de Paris commence vers 250-225 avant J.-C., lorsque les Parisii, peuple celte venu d’Europe centrale, s’installent sur l’île de la Cité, au milieu de la Seine, et y fondent un petit hameau.

Profitant des possibilités offertes par la Seine, et du positionnement de l’île au croisement de diverses routes terrestre, les Parisii développent une importante activité commerciale entre Méditerranée et îles Britanniques.
Vers 52 av. J.-C., Jules César conquiert la Gaule. Ce faisant, il intègre dans l’Empire romain le petit village gaulois des Parisii. Celui-ci devient alors une cité gallo-romaine nommée Lutèce.

Sous l’administration romaine, Lutèce prospère et 8 000 habitants finissent par la peupler. La ville adopte progressivement les caractéristiques typiques des cités romaines : routes pavées, forum, thermes, arènes et temples. Ces monuments reflètent l’intégration culturelle et économique de la ville dans le vaste réseau impérial.

Les habitants de Lutèce adoptent aussi les croyances religieuses romaines, tout en conservant leur foi en certaines divinités celtiques.
À partir du IIIe siècle, tout change. Les invasions barbares ravagent la Gaule. Lutèce, ouverte et prospère, est régulièrement attaquée et incendiée.
La population se retranche progressivement sur l’île de la Cité, protégée par la Seine qui l’entoure. Les Romains démolissent les grands monuments de la rive gauche pour construire une enceinte fortifiée sur cette île.

Vers 250, Saint Denis, évangélisateur chrétien, arrive à Lutèce pour convertir la population locale. Arrêté par un préfet romain, il est décapité sur le mont des Martyrs (Montmartre). Selon la légende chrétienne, après son martyre, il ramassa sa tête et marcha 6 000 pas jusqu’à l’actuelle ville de Saint-Denis. Cet événement marque le début symbolique de l’implantation chrétienne à Lutèce.

En 360, un concile se réunit à Paris, témoignant de l’importance croissante de la structure ecclésiale parisienne à cette période. Cependant, la coexistence pacifique entre les deux panthéons, païen et chrétien, persiste longtemps, comme le montre le Pilier des Nautes (conservé au Musée de Cluny), qui représente les dieux romains et gaulois côte à côte.
Au 5e siècle, les attaques de différents peuples barbares se poursuivent. En 451, Attila et les Huns menacent ainsi d’envahir Paris. Tandis que les Parisiens se préparent à fuir, Geneviève, une religieuse catholique, les incite à rester et à prier afin d’obtenir le salut de la ville. Miracle ou coïncidence, les Huns changent finalement de direction, préférant attaquer Orléans.

Vingt ans plus tard, c’est au tour de Clovis et des Francs de menacer la ville. Geneviève négocie avec lui et obtient sa conversion au catholicisme et l’absence de violence contre les Parisiens en échange de la soumission de Paris. Clovis est baptisé à Reims en 496.
En 508, Clovis établit le siège de son royaume à Paris. L’antiquité et l’époque romaine s’achèvent pour laisser place au Moyen-âge.
Sous les règnes de Clovis et de son fils Childebert, Paris se couvre d’églises : la basilique des Saints-Apôtres, édifiée en 507, devient la basilique Sainte-Geneviève. L’église Sainte-Croix-Saint-Vincent (actuelle Abbaye Saint-Germain-des-Prés) est fondé en 543 par Childebert. Enfin, la Cathédrale Saint-Étienne, avec cinq nefs et 36 mètres de façade, est élevée à l’emplacement de l’actuelle Notre-Dame.
À cette époque, la population atteint 15 000 à 20 000 habitants. Des marchands syriens et juifs arrivent, témoignant d’un certain renouveau commercial de la ville. Néanmoins, cette dernière ne se développe guère et le royaume de France végète pendant longtemps.
Le véritable essor urbain de Paris débute au 12e siècle. La population explose : de 25 000 habitants en 1180, elle atteint environ 50 000 vers 1220, puis 200 000 habitants en 1328. Cette croissance exceptionnelle reflète l’importance croissante de Paris en tant que centre politique, religieux et intellectuel du royaume de France.
En effet, à cette époque, le roi Philippe Auguste et ses successeurs (Louis IX et Philippe le Bel) font de leur Palais, situé sur l’île de la Cité, le centre administratif de leur royaume en y réunissant le Parlement, la Chambre des comptes, le Trésor et les Archives royales et diverses cours de justice.
Ils transforment aussi Paris pour tenter de l’adapter à son essor et à son rôle de capitale. Ils font paver les rues, améliorent l’assainissement et créent des halles couvertes pour les marchands. Enfin, ils font aussi construire une grande enceinte autour de la ville pour la protéger des attaques des Anglais.
En 1163, l’évêque Maurice de Sully lance un projet titanesque : la construction de la cathédrale Notre-Dame. Cette cathédrale gothique, également située sur l’île de la Cité, devint l’une des plus grandes églises d’Europe.

Au Moyen-âge, Paris se structure en trois zones complémentaires. L’île de la Cité demeure le siège du pouvoir royal et du pouvoir religieux.
La partie nord de la ville (la Rive droite) concentre quant à elle les commerces, avec un port sur les rives de la Seine, des marchés, des halles couvertes, et des grandes foires ponctuelles rassemblant des marchands venant de tout le royaume et de ceux avoisinants.
Enfin, la partie sud de la ville (la Rive gauche) devient le cœur intellectuel du royaume avec l’apparition de nombreux collèges comme la Sorbonne qui finissent par se rassembler pour former l’Université de Paris. Au 13e siècle, 10 000 étudiants venus de France et d’Europe y étudient.
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Au XVIe siècle, la population atteint entre 300 000 et 350 000 habitants vers 1550, faisant de Paris la plus grande ville d’Europe. C’est aussi le début d’une période de renaissance intellectuelle et architecturale.
A cette époque, le roi François Ier (1515-1547), inspiré par ses campagnes militaires en Italie, ramène en effet à Paris le concept de la “ville idéale” et lance des travaux d’embellissement dans Paris. Il ordonne la rénovation du château du Louvre, ancienne forteresse médiévale. Il fait construire l’Hôtel de Ville. Il lance les premiers travaux d’aménagement des bords de Seine. Les rois qui lui succèdent prolongent son œuvre.

Ainsi, après les ravages des guerres de Religion, Henri IV entreprend dès 1594 une restauration spectaculaire de Paris, planifiée et imposée par des ordonnances royales.
Il fait ainsi construire le Pont Neuf. Celui-ci est le premier pont parisien : à être construit en pierre, à être équipée d’un trottoir, à traverser entièrement la Seine et à ne pas être recouvert d’habitations. Inauguré en 1607, le Pont Neuf devient immédiatement un foyer de vie urbaine, attirant marchands et promeneurs.

Henri IV crée également le concept des « places royales » constituées d’un ensemble de constructions uniformes organisées autour d’une place au centre de laquelle est érigée une statue. La Place Royale (actuelle Place des Vosges) et la Place Dauphine, entre le Pont Neuf et l’île de la Cité sont ainsi construites avec la volonté de contrôler l’espace urbain par l’harmonie architecturale.
Au XVIIe siècle, malgré l’absence de Louis XIV (qui préfère sa résidence à Versailles), Paris continue son embellissement : colonnade du Louvre de Perrault, Jardin des Plantes, Palais-Royal, Invalides, Val-de-Grâce…

La Révolution de 1789 impose un arrêt radical aux travaux d’embellissement urbain qui caractérisaient le Paris du XVIIIe siècle. La construction stagne dès le déclenchement des événements révolutionnaires.
Le décret du 2 novembre 1789 constitue le tournant majeur : l’État nationalise l’intégralité des biens du clergé. Dès 1790, vandalisme et destructions massives commencent. À Paris, l’église Saint-André-des-Arts, l’église Saint-Paul-des-Champs, l’église Saint-Jean-en-Grève, parmi de nombreuses autres, disparaissent entièrement. Ailleurs, le cloître de Cluny est démolie pierre par pierre entre 1798 et 1823, ne conservant que 8% de l’édifice originel. Ces démolitions visent l’effacement systématique du patrimoine religieux, mais n’aboutissent pas une politique urbaine régénératrice et l’espace libéré par les destructions ne reçoit aucun aménagement pendant des années.
Enfin, ce qui n’est pas détruit change d’usage. Le Palais des Tuileries, ancien palais royal, est reconvertis en siège de la Convention nationale dès septembre 1792. Le Louvre devient le « Palais national », le Carrousel se transforme en « place de la Fraternité ». Notre-Dame elle-même change d’affectation : elle devient successivement le siège d’une tentative de création d’une nouvelle religion matérialiste et est rebaptisée « temple de la Raison », puis « temple de l’Être Suprême » en juin 1794, avant de redevenir église paroissiale. Enfin, la toute nouvelle église de Sainte-Geneviève est transformé en Panthéon afin d’honorer les héros de la jeune république.

Au milieu du XIXe siècle, Paris fait face à une crise urbaine aigüe. Le centre-ville, avec ses rues étroites et sinueuses datant du Moyen Âge, s’avère surpeuplé, dangereux et insalubre. Les épidémies de choléra et les conditions sanitaires déplorables motivent une refonte complète de la cité.

En 1853, l’empereur Napoléon III confie à son préfet de la Seine, le Baron Georges-Eugène Haussmann, la mission de transformer Paris en ville moderne. Haussmann conçoit une stratégie d’urbanisme révolutionnaire : “ventiler” la ville en largeur, uniformiser son aspect, et faciliter la circulation des personnes—et indirectement, le déploiement des forces de l’ordre en cas de trouble social.
Entre 1853 et 1870, Haussmann procède à des travaux d’une ampleur stupéfiante. Il démolit 18 000 bâtiments sur 30 000 existants. Des dizaines de milliers de familles sont déplacées. Les pauvres, expulsés du centre-ville en cours de gentrification, se retrouvent refoulés vers la périphérie.

L’espace laissé vide par les destructions permet la création de soixante-dix kilomètres de voies et notamment de grands boulevards traversant Paris : l’axe est-ouest reliant la rue de Rivoli et la rue Saint-Antoine, et l’axe nord-sud incluant les boulevards Saint-Germain et Magenta.
Les nouveaux immeubles qui sont construits le long de ces nouvelles doivent respecter des règles architecturales précises (hauteur uniforme, pierre de taille, fenêtres régulières, balcons ornementés, etc.) afin de conserver une apparence harmonieuse.
Moins visible mais tout aussi crucial, Haussmann développe un réseau d’égouts et d’eau potable s’étendant sur des centaines de kilomètres. Cette infrastructure souterraine améliore considérablement l’hygiène de Paris. Des parcs et des bois (Bois de Boulogne, Bois de Vincennes) sont aménagés pour offrir des espaces verts aux habitants.
À la fin du XIXe siècle, un mouvement contraire émerge. L’Art Nouveau, privilégiant les formes courbes, les motifs organiques et l’intégration de l’art dans l’espace urbain, offre une alternative à la rigidité haussmannienne. Hector Guimard, architecte visionnaire, crée par exemple le Castel Béranger (achevé en 1898), reconnu comme œuvre fondatrice de ce mouvement.
Trente ans après les transformations haussmanniennes, Paris s’engage dans une nouvelle révolution infrastructurelle.

En 1888, le Conseil municipal décide la création d’un réseau cohérent de distribution d’électricité. L’électrification gagne d’abord les grands boulevards haussmanniens, symboles de la modernité parisienne, transformant la vie nocturne de la capitale. Cette transition du gaz à l’électricité affirme le statut de Paris en tant que « Ville lumière ».
Le 19 juillet 1900, la première ligne du métro inaugure le transport moderne. Le succès est immédiat : en cinq mois d’exploitation, plus de 4 millions de voyageurs empruntent les nouvelles rames électriques au tarif abordable de 15 à 25 centimes.
Les deux Expositions universelles de 1889 et 1900 transforment définitivement le paysage parisien par des édifices pensés d’abord comme temporaires, mais devenus permanents.
L’Exposition de 1889, qui attire 32 millions de visiteurs, voit la construction de la Tour Eiffel, monument révolutionnaire de 300 mètres conçu par Gustave Eiffel et destiné initialement à être détruite.

L’Exposition universelle de 1900, avec plus de 50 millions de visiteurs, consolide cette approche monumentale. Le Grand Palais et le Petit Palais, édifiés sur l’emplacement du Palais de l’Industrie de 1855, constituent un ensemble architectural magistral : le Grand Palais, d’abord hôpital militaire pendant la Grande Guerre, devient musée et lieu d’expositions ; le Petit Palais se transforme en Musée des Beaux-Arts. Le pont Alexandre-III, construit en une seule portée d’acier sans pilier intermédiaire, incarne la prouesse technique. La gare d’Orsay, édifiée pour l’Exposition, sera reconvertie en musée d’art majeur en 1986.

Après la Seconde Guerre mondiale, Paris connaît une période de reconstruction et de modernisation appelée les “Trente Glorieuses” (1945-1974). L’architecture moderniste, privilégiant le béton, l’acier et le verre, domine cette période.
Ainsi, en plus de deux millénaires d’histoire, Paris est passé d’un petit hameau celte à une capitale mondiale de la culture, de l’art et de la modernité comptant plus de 2 millions d’habitants.
Maintenant que vous avez saisi les principales étapes de cette évolution, votre balade dans les rues de la capitale française se transformera en une plongée dans l’histoire…
Vous préférez découvrir la capitale française dans le cadre d’une visite guidée historique et profiter des explications d’un docteur en histoire ?
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Organiser un city tour à Paris est l’une des meilleures façons de découvrir la capitale française. Ville d’art, d’histoire et de culture, Paris regorge de trésors à admirer, mais encore faut-il choisir le moyen de transport le plus adapté pour profiter au mieux de votre visite. Entre bus panoramique, croisière sur la Seine, vélo, trottinette ou balade à pied, le choix est vaste. Voici un guide complet pour trouver la solution parfaite selon vos envies, votre budget et le temps dont vous disposez.
Les bus touristiques — souvent appelés “hop-on hop-off” — restent un incontournable du city tour Paris. Leur atout majeur : la simplicité.
Vous montez, vous descendez où vous voulez, et vous suivez un parcours pensé pour couvrir les sites les plus emblématiques : la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, le Louvre, Notre-Dame, Montmartre…
Le bus est donc parfait si vous voulez une visite sans effort et bien structurée.
Pour découvrir Paris sous un autre angle, rien ne vaut une croisière sur la Seine. Ce mode de transport permet de profiter d’un panorama unique : les monuments se succèdent sans interruption et sans embouteillages.
Si vous recherchez une expérience visuelle et romantique, c’est l’option idéale.
Avec ses nombreuses pistes cyclables, Paris est devenue une ville très favorable au vélo. Pour un city tour Paris dynamique et écologique, c’est un choix parfait.
Le vélo offre un excellent compromis entre rapidité, flexibilité et immersion.
Très appréciées des voyageurs connectés, les trottinettes électriques sont désormais partout à Paris. Elles permettent de parcourir la ville très rapidement, tout en profitant de l’air libre.
Idéal pour les visiteurs pressés souhaitant explorer Paris de manière fun.
Rien ne remplace une balade à pied pour vraiment comprendre Paris. Flâner dans le Marais, Montmartre ou Saint-Germain-des-Prés permet de ressentir l’atmosphère unique de chaque quartier.
À pied, on découvre un Paris plus intime, plus authentique, souvent plus surprenant.
Tout dépend de votre style de visite :
L’idéal ? Combiner deux modes de transport pour profiter d’un city tour vraiment complet. Par exemple, une croisière sur la Seine + une balade à vélo, ou un bus panoramique + une exploration à pied des quartiers incontournables.
Quelle que soit l’option choisie, Paris se révèle toujours magnifique, et chaque mode de transport offre un regard unique sur la Ville Lumière.
Vous cherchez un guide complet pour planifier votre séjour à Paris ? Vous êtes au bon endroit!
Paris accueille plus de 48 millions de visiteurs annuels. Parmi eux, nombreux sont ceux qui se sentent rapidement perdus entre les monuments, les musées, les parcs, les commerces et les trésors cachés, et qui finissent par passer à côté de ce qui est essentiel pour eux.
Pour éviter cela et pour profiter au maximum de Paris, il faut planifier intelligemment votre séjour. Pour ce faire, vous trouverez ici de précieux conseils.
Et si vous souhaitez vous offrir une visite de Paris, sans vous fatiguer, au guidon d’une mobylette électrique, et accompagné par un historien … c’est ici !
• 3 à 4 jours permettent l’équilibre parfait entre découverte complète et rythme détendu. Cette durée permet de voir les monuments emblématiques, explorer 2-3 quartiers authentiques et s’imprégner de l’art de vivre parisien sans courir.
• 2 jours suffisent pour les incontournables (Tour Eiffel, Louvre, Notre-Dame, Champs-Élysées), mais laissent peu de place à la spontanéité.
• 5-7 jours offrent l’opportunité d’explorer les quartiers moins touristiques et d’inclure des excursions en dehors de Paris vers Versailles ou Giverny.

Le printemps, de mars à juin, est l’une des meilleures périodes pour découvrir Paris :
L’automne, de septembre à octobre, offre une atmosphère tout aussi plaisante :

L’été, en juillet et août, s’adresse davantage à ceux qui apprécient une ambiance animée:
L’hiver, de novembre à mars, peut séduire les voyageurs en quête de tranquillité et de petits prix:
De grands événements culturels et sportifs sont régulièrement organisés à Paris. Venez à ces moments-là si vous souhaitez en profiter. Sinon, évitez-les, car les hôtels seront bondés et plus chers que d’habitude. Voici quelques-uns exemples :

Des mouvements sociaux agitent régulières Paris. Suivez l’actualité pour vous tenir informé, car ils ne sont pas toujours annoncés à l’avance. Néanmoins, les manifestations suivent souvent le même tracé, de la place de la République jusqu’à celle de la Nation, en passant par la place de la Bastille.
Pour une première visite, il est essentiel de consacrer du temps aux grands incontournables, même s’ils sont souvent très fréquentés, car ce sont eux qui ont façonné l’imaginaire parisien dans le monde entier :

Pour compléter ces visites emblématiques, il est tout aussi précieux d’intégrer des expériences plus authentiques qui permettent d’approcher l’âme véritable de Paris.
Pour optimiser votre temps et éviter la fatigue, il est toujours préférable de regrouper vos visites par quartier plutôt que de sauter d’un arrondissement à l’autre. Cela vous permettra aussi de concilier visite de monuments incontournables et de lieux plus authentiques fréquentés par les Parisiens. Du reste, chaque quartier possède sa propre ambiance, son rythme, son architecture et ses trésors cachés. Voici quelques exemples…
L’Île de la Cité : le cœur historique de Paris (½ journée)
Le Louvre et les Tuileries : Art, histoire et grandes perspectives parisiennes (1 journée entière)

Montmartre : panorama de Paris, petites ruelles et bohème (½ journée):

Saint-Germain-des-Prés : cafés littéraires, galeries et élégance rive gauche (½ journée):

Quartier Latin : universités, histoire et ambiance animée (½ journée ou plus):

Opéra et Grands Boulevards : grands magasins, architecture élégante et spectacles (½ journée à 1 journée):

• Réservez 2-3 mois à l’avance pour les meilleures options, particulièrement en haute saison.
Privilégiez la localisation de l’hôtel et non la taille de la chambre. Un petit hôtel bien situé vous permettra de profiter un maximum de Paris sans perdre de temps dans les transports. Pour cela, et en fonction de votre budget, choisissez :

Le métro est relativement efficace, mais il est facile de s’y perdre. Téléchargez une application comme Bonjour RATP pour planifier vos trajets en temps réel.
Le ticket de métro coûte 2,50 euros. Si vous restez plusieurs jours, privilégiez un Pass Navigo Semaine : il offre un accès illimité à un tarif avantageux. Si vous voyagez peu, un Pass Paris Visite est une bonne alternative.
Sur les lignes touristiques, faites également attention aux pickpockets.

Le vélo en libre-service https://www.velib-metropole.fr/ peut être intéressant pour les courtes distances et la découverte urbaine. Néanmoins, les vélos sont souvent endommagés et – à distance équivalente – la location coûte finalement aussi cher que le métro.

La mobylette électrique avec un guide historique, elle, combine le meilleur de tout : confort, liberté, découverte. Au guidon de ce patrimoine vivant de l’histoire populaire de France :

Pour les monuments et les grands musées, réservez vos billets deux à quatre semaines à l’avance afin d’éviter les longues files d’attente et de garantir l’accès aux créneaux qui vous conviennent (cliquez sur les liens pour accéder aux pages de réservation de ces différents sites) :
Les restaurants gastronomiques parisiens exigent eux aussi une planification minutieuse, car les tables les plus convoitées affichent souvent complet plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l’avance. Que vous envisagiez un dîner dans un restaurant étoilé comme Le Jules Verne sur la Tour Eiffel, Le Comptoir du Relais à Saint-Germain, ou encore un établissement renommé comme Septime, il est prudent de réserver au moins une à deux semaines avant votre venue. Les bistrots contemporains très populaires, tels que Frenchie dans le Sentier ou Clamato près de Bastille, imposent parfois la même anticipation, surtout le week-end.
Enfin, les spectacles nécessitent eux aussi une réservation anticipée, en particulier pour les grandes scènes parisiennes :
L’équilibre entre préparation et spontanéité constitue la clé du succès. Une structure solide (hébergement, réservations majeures, itinéraires) libère l’esprit et permet de gagner du temps qui peut être ensuite laissé à la flânerie, au hasard, à l’improvisation et aux découvertes inattendues qui font la magie parisienne.
Votre Paris idéal existe : il suffit de le planifier intelligemment pour le révéler.
Vous pouvez aussi penser à réserver votre visite guidé en mobylette électrique.
Au guidon de ce patrimoine vivant de l’histoire populaire de France :
Vous souhaitez vous lancer dans une visite insolite de Paris car vous connaissez déjà les lieux les plus touristiques de la capitale ? Vous voulez vivre une expérience plus authentique? Dans cet article vous allez pouvoir découvrir 8 quartiers méconnus de Paris où vous pourrez vous balader en toute sérénité, entre ruelles secrètes, canaux et atmosphères de village.
Et si vous souhaitez vous offrir une visite insolite de 5 quartiers-villages de Paris en une après-midi, sans vous fatiguer, au guidon d’une mobylette électrique, et accompagné par un historien … c’est ici !
Pourquoi ça vaut le détour ? Ce quartier pittoresque du 13ᵉ arrondissement évoque un village avec ses ruelles pavées, ses maisons basses et son ambiance bohème. C’est également un haut lieu du street art parisien.




Adresse : Quartier de la Butte aux Cailles, 75013 Paris
Métro : Ligne 6, station Corvisart
Bus : Lignes 57, 62, 67, arrêt Place d’Italie
La Butte-aux-Cailles tient son nom de Pierre Caille, un vigneron qui y a acheté un coteau planté de vignes au 16e siècle.
Dominant la Bièvre (une rivière aujourd’hui disparue), la Butte-aux-Cailles était couverte de vignes et de prairies. On y trouvait des moulins à vent qui produisaient de la farine pour Paris jusqu’au 18e siècle. Il y avait aussi des carrières de pierre et de glaise.
Ce sont d’ailleurs ces carrières qui ont sauvé le quartier de la destruction lors des grands travaux haussmanniens du 19e siècle. En effet, il aurait coûté trop cher de remblayer le sous-sol de la butte et de le solidifier pour qu’il supporte les grands immeubles de style haussmanniens. La butte a ainsi pu conserver son caractère ancien, avec ses rues pavées et sinueuses.
Longtemps hors de Paris, la Butte-aux-Cailles a été annexée en 1860 et intégrée au 13e arrondissement. À la même époque, le quartier s’est industrialisé et s’est rempli d’ouvriers. Le quartier est resté populaire jusqu’en dans les années 1990




☕🍷 Le Merle Moqueur – 11 Rue de la Butte aux Cailles, 75013 Paris.
Ce bistrot typiquement parisien est apprécié pour sa décoration vintage, ses banquettes rouges et ses petites tables en terrasse. Sa carte est simple mais bien exécutée (croque-monsieur, planches, vins). Son emplacement est parfait pour observer la vie de quartier.
🍽️Chez Gladines – 30 Rue des Cinq Diamants, 75013 Paris.
Ce restaurant basque attire à la fois les locaux et les initiés pour ses assiettes copieuses (la salade basque ou les pommes de terre à la sauce au roquefort) et ses prix très abordables.
🍽️ L’Auberge de la Butte – 8 Rue de la Butte aux Cailles, 75013 Paris.
Ce bistrot parisien typique offre une ambiance rustique et chaleureuse. On y trouve des classiques comme le confit de canard, la blanquette ou la bavette à l’échalote.
🍽️Chez Mamane – 27 Rue des Cinq Diamants, 75013 Paris.
Ce resto tunisien est célèbre pour son couscous, généreux, parfumé et servi dans une ambiance détendue. Bon rapport qualité-prix top et accueil chaleureux, et plats faits maison.
Adresse : 5 Place Paul Verlaine, 75013 Paris
À proximité, le quartier asiatique de Paris offre une immersion culturelle dépaysante avec ses magasins et ses restaurants typiques chinois ou vietnamiens.
Pourquoi ça vaut le détour ? : Le quartier Montsouris est réputé pour son parc éponyme, véritable havre de paix, et la charmante rue Montsouris bordée de maisons pittoresques.



Adresse : Parc Montsouris, 2 Rue Gazan, 75014 Paris
RER : Ligne B, station Cité Universitaire
Tramway : Ligne T3a, arrêt Montsouris
Bus : Lignes 21, 67, arrêt Parc Montsouris
Le parc Montsouris a été conçu dans le cadre d’un projet voulu par Napoléon III et le préfet Haussmann destiné offrir à l’ensemble des Parisiens des poumons de verdure — sur le modèle de Londres — aux quatre points cardinaux de Paris : bois de Boulogne à l’ouest, parc des Buttes-Chaumont au nord, bois de Vincennes à l’est, et parc Montsouris au sud.
L’emménagement — à la manière des parcs de la fin du 19e siècle — essaye d’imiter la nature : paysage vallonné ; lac artificiel avec des canards et des oies ; cascades et grottes construites en béton armé, dont les parois imitent les rochers.
La rue du square Montsouris est un lotissement qui date de 1922. On y trouve 60 maisons individuelles. La moitié a été bâtie par des particuliers, souvent dans un style Art nouveau et Art déco. Les autres, construites en briques, étaient à l’origine des HBM (ancêtre des HLM) construites pour des familles de classe moyenne de 4 à 7 personnes ou des mutilés de guerre dans un contexte de forte crise du logement à Paris.
☕🍷Le Pavillon Montsouris – 20 Rue Gazan, 75014 Paris.
Ce café-restaurant est niché en bordure du parc Montsouris, dans un magnifique pavillon Belle Époque classé monument historique. C’est le spot parfait pour une pause avec vue sur les arbres et le lac.
☕🍷Café Chin Chin – 25 Avenue Reille, 75014 Paris.
Petit café stylé et chaleureux, avec une déco vintage et une super ambiance de quartier. Ici, tout est fait maison, du carrot cake aux quiches.
🍽️ Il Farniente – 5 Rue Liard, 75014, 75014 Paris
Petit restaurant italien de quartier, où vous trouverez : des pizzas napolitaines généreuses, à la pâte aérée et aux ingrédients de qualité (mozzarella di bufala, tomate San Marzano…) ; une ambiance familiale et détendue ; une terrasse agréable, nichée dans une ruelle calme, parfaite après une balade dans le parc Montsouris.
🍽️ Les Saveurs du Sichuan – 34 Boulevard Saint-Jacques, 75014 Paris.
Restaurant chinois reconnu pour ses plats sichuanais généreux et épicés, comme le poulet au piment, les raviolis à la vapeur, ou le bœuf sauté aux légumes croquants.
Adresse : 1 Rue Émile Deutsch de la Meurthe, 75014 Paris
Après la visite du parc, explorez la Cité Universitaire Internationale, connue pour ses pavillons représentant différents pays, offrant une architecture éclectique et des expositions culturelles.
Pourquoi ça vaut le détour ? Ce quartier du 5ème arrondissement est connu pour ses ruelles pavées, ses petites maisons anciennes, son marché en plein air et ses commerces de bouche traditionnels. On y ressent encore l’âme d’un Paris d’autrefois, loin des grandes avenues haussmanniennes.

Adresse : 53 Rue Censier, 75005 Paris (puis remonter la rue Mouffetard vers la place de la Contrescape)
Métro : Ligne 7, station Censier-Daubenton
Bus : Lignes 47, N15, N22 , arrêt Censier-Daubenton




Le faubourg Saint-Médard, intégré à Paris en 1725, s’est formé autour d’une chapelle au 7e siècle. À l’origine rural et situé en dehors de Paris, le quartier était couvert de vignes et de champs.
Au 14e siècle, on y trouvait aussi des hôtels particuliers appartenant à des nobles parisiens qui venaient se reposer afin de fuir les bruits et la promiscuité de la capitale.
La rue centrale du faubourg Saint-Medard — la rue Mouffetard — remontait jusqu’à la porte Saint-Marcel qui permettait de franchir l’enceinte de Philippe Auguste qui a entouré Paris du 13e au 16e siècle. Et pour franchir cette porte, les marchands devaient payer une taxe pour les marchandises qu’ils transportaient.
La rue Mouffetard était donc remplie de transporteurs qui faisaient la queue pour entrer dans Paris ; de producteurs qui vendaient leurs marchandises avant d’avoir à payer une taxe pour la faire entrer dans Paris ; et de Parisiens qui venaient faire leurs achats parce que c’était moins cher qu’à Paris. Un peu plus haut, au niveau de l’actuelle place de la Contrescarpe, on trouvait aussi de nombreux commerces, restaurant et cabaret où les cochers, domestiques, porteurs de chaises et étudiants du Quartier latin venaient boire un verre puisque le vin et l’alcool y étaient moins chers qu’à l’intérieur de Paris.
L’enceinte de Philippe Auguste a été détruite au 16e siècle, mais le quartier a gardé sa dimension commerciale et sa concentration de débit de boissons
☕Dose – Dealer de Café – 14 Rue Mouffetard, 75005 Paris.
Ce café est réputé pour son ambiance chaleureuse et son café de qualité, torréfié sur place. Les clients apprécient particulièrement l’accueil convivial et la terrasse agréable.
🍧Gelati d’Alberto – 45 Rue Mouffetard, 75005 Paris.
Ce glacier artisanal est une institution du quartier. Connu pour ses glaces en forme de fleur, à l’italienne, il propose une grande variété de parfums originaux (rose, tiramisu, sésame noir…). Le rapport qualité-prix est excellent, et les glaces sont généreuses.
🍽️ Le Mouffetard – 116 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Ce restaurant propose une cuisine française traditionnelle avec un excellent rapport qualité-prix. Les clients louent la qualité des plats et l’amabilité du personnel.
🍽️ Le Cèdre – 6 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Considéré comme l’un des meilleurs restaurants libanais de Paris, Le Cèdre offre une cuisine savoureuse et authentique dans un cadre agréable.
🍽️ Au P’tit Grec – 68 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Ce restaurant est célèbre pour ses délicieuses crêpes et galettes, très appréciées des habitants et des visiteurs.
Adresse : 2 Place de la Contrescarpe, 75005 Paris
Après avoir exploré la rue Mouffetard, vous pouvez :
Pourquoi ça vaut le détour ? S’étendant sur le 10ᵉ et le 11ᵉ arrondissements, le Canal Saint-Martin est un lieu emblématique où se mêlent histoire, culture et convivialité. Ses berges bordées d’arbres, ses passerelles romantiques et ses écluses en font un endroit idéal pour une promenade ou un pique-nique.




Adresse : Quai de Jemmapes, 75010 Paris
Métro : Ligne 11, station Goncourt
Le Canal Saint-Martin, long de 4,5 kilomètres, a été inauguré en 1825 sous le règne de Charles X. Il a été conçu par l’ingénieur Jean-Baptiste Barres, dans le but de faciliter le transport des marchandises. Son rôle initial était de permettre l’acheminement de produits comme le charbon et les céréales, en contournant la Seine souvent encombrée.
Avec le temps, le Canal Saint-Martin a perdu son rôle commercial au profit des voies ferrées et du transport routier, mais il est resté un élément central de l’urbanisme parisien.
Au 20e siècle, le canal est devenu un lieu de promenade et de loisirs, particulièrement apprécié des Parisiens pour ses quais ombragés et ses écluses pittoresques, entourés de cafés, restaurants et boutiques branchées.
🥞 Holybelly – 5 Rue Lucien Sampaix, 75010 Paris.
Ce café-restaurant est réputé pour ses brunchs et petits dejeuners, ses pancakes moelleux, ses œufs parfaitement cuits et ses plats du jour savoureux.
☕🍷Chez Prune – 36 Rue Beaurepaire, 75010 Paris.
Ce bar-restaurant est idéalement situé au bord du Canal Saint-Martin et est prisé pour sa terrasse. Les plats sont copieux, avec un bon rapport qualité-prix.
🎶 Point Éphémère – 200 Quai de Valmy, 75010 Paris.
Cet espace artistique accueille des concerts, des expositions et des événements variés. Il est idéal pour profiter d’un verre en bord de canal.
Adresse : 116 Quai de Jemmapes, 75010 Paris
Le quartier du Marais, avec ses musées, galeries d’art et boutiques, est également accessible à pied.
Pourquoi ça vaut le détour ? Situé dans le 19ᵉ arrondissement, le quartier de la Mouzaïa est un véritable havre de paix. Ses ruelles pavées bordées de petites maisons colorées avec jardins offrent une atmosphère bucolique, loin de l’agitation parisienne.

Adresse : Quartier de la Mouzaïa, 75019 Paris
Métro : Ligne 7bis, station Danube
Bus : Lignes 75, arrêt Mouzaïa




Le nom de ce quartier provient de “Mouzaïa”, un terme arabe signifiant “jardin”. Il fait référence à l’époque où la zone était constituée de champs et de jardins.
La Cité de la Mouzaïa qui constitue le cœur du quartier a été construite dans les années 1920. Il s’agit d’un ensemble de petites maisons ouvrières, souvent avec des jardins, destinées à offrir un cadre de vie plus agréable et moins densément peuplé que les grandes bâtisses des quartiers voisins. Cette architecture unique, composée de petites maisons colorées avec des jardins fleuris, rappelle l’atmosphère d’un village, bien loin des grandes avenues parisiennes.


☕🍷 Le Jourdain – 101 Rue des Couronnes, 75019 Paris.
Mi-bar à vin, mi-café branché, ce lieu cosy propose aussi des assiettes à partager. Idéal pour l’apéro ou un brunch.
☕🍷La Fontaine de Belleville – 31-33 Rue Juliette Dodu, 75019 Paris.
Café rétro chic avec mobilier vintage et cafés de spécialité torréfiés localement. Ambiance jazz certains soirs
🍽️ Le Baratin – 3 Rue Jouye-Rouve, 75019 Paris
Cuisine française généreuse avec des produits frais et une belle sélection de vins naturels. Ambiance bistrot authentique.
🍽️ L’Escargot – 50 Rue de la Villette, 75019 Paris.
Une brasserie typiquement parisienne. On y trouve de vrais escargots 🐌, mais aussi des plats de bistrot classiques très bien exécutés. Terrasse agréable, déco rétro, et bons plats copieux.
Adresse : 13 Rue du Pré Saint-Gervais, 75019 Paris
À proximité, le parc des Buttes-Chaumont offre un vaste espace vert avec des vues panoramiques sur Paris, des grottes et des cascades artificielles.
Pourquoi ça vaut le détour ? Nichée dans le 20ᵉ arrondissement, la Campagne à Paris est un lotissement pittoresque composé de charmantes maisons avec jardins fleuris. Ce quartier résidentiel offre une atmosphère paisible et dépaysante, rappelant les villages de province.

Adresse : Rue du Père Prosper Enfantin – Rue Irénée Blanc – Rue Mondonville – Rue Jules Siegfried – 75020 Paris
Métro : Ligne 3, station Porte de Bagnolet
Tramway : Ligne 3B, station Severine
Bus : Lignes 26, arrêt Porte de Bagnolet


Fondé en 1907 par le pasteur Sully Lombard sous forme d’une coopérative, le lotissement de la Campagne à Paris visait à offrir des logements pavillonnaires abordables aux classes moyennes. Construit sur une ancienne carrière de gypse, le quartier est inauguré en 1926.
Les rues pavées et les maisons individuelles confèrent à ce lieu un charme unique, préservé jusqu’à aujourd’hui.
Adresse : 2 Rue de la Py, 75020
Le cimetière du Père-Lachaise, célèbre pour ses nombreuses sépultures d’artistes et de personnalités historiques, se trouve à quelques pas et mérite une visite.
Pourquoi ça vaut le détour ? Perchée sur une colline du 19ᵉ arrondissement, la Butte Bergeyre est un quartier confidentiel offrant des vues imprenables sur Montmartre et le Sacré-Cœur. Ses ruelles calmes bordées de maisons avec jardins et vignes en font un lieu atypique et charmant.

Adresse : Butte Bergeyre, 75019 Paris
Métro : Ligne 7bis, station Buttes Chaumont
Bus : Lignes 26, arrêt Botzaris




La Butte Bergeyre, située dans le 19e arrondissement de Paris, est un petit quartier pittoresque qui se distingue par son caractère villageois et son calme. Ce quartier tire son nom de la butte sur laquelle il est construit, et “Bergeyre” provient probablement d’une ancienne famille qui possédait des terres dans la région. Au 19e siècle, cette butte était encore peu urbanisée, constituée principalement de vignes et de jardins, et faisait partie des zones périphériques de Paris.
L’urbanisation de la Butte Bergeyre a commencé à la fin du 19e siècle, mais elle reste longtemps à l’écart des grands projets haussmanniens. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que des maisons de ville pittoresques, souvent de style Art Déco ou Art Nouveau, commencent à émerger.
Ce quartier a conservé un charme unique, avec ses rues étroites et sinueuses, souvent bordées de petites maisons colorées, offrant une vue imprenable sur Paris.
☕🍷Le Barbouquin – 12 Rue de la Butte Bergeyre, 75019 Paris.
Ce café est apprécié pour son atmosphère conviviale et sa sélection de boissons.
☕🍷Café des Dames 2 Rue de la Butte Bergeyre, 75019 Paris.
Ce café est reconnu pour son ambiance chaleureuse et son service de qualité.
🍽️ La Forge – 7 Rue de la Butte Bergeyre, 75019 Paris.
Ce restaurant est réputé pour sa cuisine française traditionnelle et son service attentionné.
Adresse : 29 avenue Mathurin Moreau, 75019 Paris
À proximité, le parc des Buttes-Chaumont offre un vaste espace vert avec des vues panoramiques sur Paris, des grottes et des cascades artificielles.
Pourquoi ça vaut le détour ? Situé entre la Place de la Bastille et la Seine, le Port de l’Arsenal est un port de plaisance offrant une promenade paisible le long des quais, agrémentée de jardins fleuris et de vues pittoresques sur les bateaux amarrés.

Adresse : Port de l’Arsenal, 75012
Métro : Ligne 5, Quai de la Rapée
Bus : Lignes 24, 57, 63, 91, 61, Arrêt Pont d’Austerlitz – Quai De La Râpée


Le Port de l’Arsenal est un ancien bassin de navigation datant du 17e siècle. Il a joué un rôle clé dans l’histoire maritime de la capitale.
Louis XIV en a ordonné la construction entre 1660 et 1680 pour répondre aux besoins de la Marine royale. Il servait à charger et décharger les marchandises transportées par la Seine, mais aussi à stocker et réparer les navires de guerre.
Au fil des siècles, le Port de l’Arsenal a perdu son rôle militaire et commercial pour devenir un simple bassin de plaisance. La zone environnante a été progressivement réaménagée au 19e et 20e siècles, notamment avec la construction du quai de l’Arsenal et la réhabilitation des entrepôts en espaces résidentiels et commerciaux.
Adresse : 21 boulevard Bourdon, 75004 Paris
À proximité, la Place de la Bastille offre un riche patrimoine historique, tandis que l’Opéra Bastille propose une programmation culturelle variée. Le quartier du Marais, avec ses ruelles pittoresques et ses boutiques tendance, est également accessible à pied.
Visiter Paris offre mille façons de se déplacer :
La mobylette électrique avec un guide historique, elle, combine le meilleur de tout : confort, liberté, découverte.
Au guidon de ce patrimoine vivant de l’histoire populaire de France :
– On se déplace sans effort, d’un monument à un autre et d’un quartier à un autre.
– On ne perd pas de temps dans les transports et on ne se perd pas dans la circulation parisienne grâce au guide qui a conçu un itinéraire passant par des rues calmes et peu fréquentées.
– On admire les monuments et on profite de l’ambiance des quartiers que l’on traverse.
– On découvre l’histoire de Paris grâce au guide et aux explications et anecdotes qu’il fournit.