« La vie, c'est Paris ! Paris, c'est la vie ! » (Marie Bashkirtseff)


L’usine Motobécane à Pantin : Une visite guidée au cœur de l’histoire industrielle d’Île-de-France

A travers cet article consacré à l’usine Motobécane à Pantin, offrez-vous une visite guidée à travers l’histoire industrielle Ile-de-France.

La création de Motobécane en 1923 s’inscrit dans un contexte d’industrialisation dynamique de la région parisienne. Cette entreprise est fondée le 11 décembre 1923 par trois ingénieurs originaires de la S.I.C.A.M. (Société Industrielle de Construction d’Automobiles et de Moteurs), établie elle-même à Pantin : Charles Benoît, ingénieur, Abel Bardin, technico-commercial, et Jules Bénézech, également ingénieur. Selon le récit transmis par la famille, Jules Bénézech, né en 1891 dans le Tarn et formé à l’Institut Électrotechnique de Grenoble, s’était lié d’amitié avec Charles Benoît durant leurs études, l’aidant notamment sur les mathématiques. Après la Première Guerre mondiale—au cours de laquelle Jules servait dans les transmissions tandis que Charles se trouvait aux États-Unis—ils se retrouvent en 1922 à Paris, où Charles travaille déjà à la SICAM aux côtés d’Abel Bardin.​

Leur première création, la MB1, motocyclette équipée d’un moteur deux-temps monocylindre de 175 cm³ à transmission par courroie, s’installe d’emblée au 13 rue Beaurepaire à Pantin. Cet emplacement stratégique demeurera le siège historique de la marque. Les trois associés n’avaient pas encore le poids nécessaire pour se lancer dans l’automobile, déjà très présente sur le marché français. « Ils ont eu l’intelligence d’équiper un maximum de personnes en deux-roues », synthétisait Éric Bénézech, petit-fils de Jules, une stratégie de démocratisation de la mobilité qui allait définir la marque pour les décennies à venir.

Le succès commercial s’avère immédiat et dépasse toutes les attentes. Entre 1924 et 1929, plus de 150 000 exemplaires de la MB1 sont vendus, un chiffre impressionnant pour l’époque. Face à cette croissance exponentielle, l’entreprise s’étend progressivement sur l’îlot de la rue Beaurepaire, couvrant bientôt 8 500 m² de terrains. Cette expansion précoce témoigne de la solidité du modèle économique.

En 1926, pour ne pas compromettre le succès de Motobécane en cas d’échec commercial, la maison-mère crée Motoconfort, marque destinée à commercialiser des motocyclettes de plus forte cylindrée et à offrir un double réseau de distribution. Cette stratégie de diversification marque le développement structuré de l’entreprise dans les années 1930.​

vitrine d'une concession Motoconfort à voir pendant une visite guidée sur l'histoire industrielle en île-de-France

Parallèlement, en 1925, Jules Bénézech s’associe à M. Pérouse pour créer la société Novi, satellite de Motobécane consacré à la fabrication des équipements électriques pour les cycles. Dans les années 1930, Novi met au point des machines-outils plus performantes permettant de concevoir des moteurs quatre-temps pour les motos Motobécane, mettant fin à la dépendance vis-à-vis des importations de moteurs d’Angleterre. Cette intégration verticale de la production constitue un atout concurrentiel majeur.​

Après la Seconde Guerre mondiale, Motobécane franchit une étape décisive. En 1949, Charles Benoît et l’ingénieur Éric Jaulmes conçoivent la Mobylette, contraction de « mobile » et « bicyclette »—un cyclomoteur révolutionnaire qui capture parfaitement les besoins d’une nation en reconstruction. Économique, fiable et accessible, la Mobylette correspond à la mobilité quotidienne recherchée par des millions de Français. Le succès dépasse toutes les prévisions : dès 1955, le millionième exemplaire sort des chaînes de montage, un jalon extraordinaire en seulement six ans de production.​

un groupe d'amis en Motobécane, exemple de souvenirs qui émergent lors d'une visite guidée sur histoire industrielle île-de-France

Entre 1949 et 2002, quatorze millions de Mobylettes seront produites entre Pantin, Bobigny et Saint-Quentin—une production massive qui place Motobécane au cœur de l’histoire économique française de l’après-guerre. À l’apogée, en 1963, Motobécane occupe le premier rang français et européen des fabricants de cyclomoteurs avec une production annuelle de 1 117 769 exemplaires.​

Pour faire face à la demande croissante du marché, Motobécane ouvre en 1951 une nouvelle usine entièrement dédiée à la Mobylette à Saint-Quentin, en Picardie. Cette délocalisation reflète l’une des plus grandes vagues d’industrialisation française du XXe siècle. En 1959, un nouvel espace disponible à Saint-Quentin s’avérant insuffisant, l’entreprise érige une usine ultramoderne à Rouvroy sur un champ de betteraves, avec l’aide technique de Renault.​

Parallèlement, à Pantin, de nouveaux ateliers et magasins se multiplient stratégiquement : avenue Jean-Lolive pour la fabrication des cycles, avenue Edouard-Vaillant pour les garages, rue Méhul pour la peinture, rue des Vignes pour les chaînes de montage. Le groupe Motobécane, incluant ses filiales La Polymécanique (moteurs) et Novi (matériel électrique), occupe désormais 80 000 m² de terrains sur le territoire et emploie près de 3 000 personnes dans la région parisienne.​

usine de mobylette visite guidée histoire industrielle île-de-France

Au plus fort de l’activité, le site de Saint-Quentin lui seul accueillait près de 5 000 salariés. Fernand Macaigne, ancien mécanicien cycles ayant débuté à Saint-Quentin en 1960, se souvient d’une atmosphère de fierté collective : « J’ai commencé dans ce grand bâtiment de la rue de La Fère en 1960 comme mécanicien cycles… Je venais travailler à pied, de l’autre côté de Saint-Quentin, et j’étais heureux car tout le monde était bien, c’était familial ».

Cependant, à partir des années 1960-1970, la configuration de l’usine pantinoise change. Le site de la rue Beaurepaire se recentre progressivement sur les activités de stockage, de recherche et d’essais, puis sur les fonctions administratives abritant le siège social. La production elle-même migre vers les sites picards mieux équipés.

Sur le plan technique, la gamme Mobylette s’enrichit considérablement. L’AV78, apparue en 1956 avec son cadre en tôle emboutie et son réservoir de près de 5 litres, marque le début de la lignée mythique des « bleues ». Bien que le premier modèle soit teint en beige, c’est en mars 1957 que l’iconique couleur bleue arrive—d’abord en bleu clair, inspirée par la couleur des voitures de course françaises, mais dans une teinte plus pâle, distincte de celle des bolides. L’AV88, arrivée en 1960, deviendra le modèle le plus connu et le plus durable de la gamme, bénéficiant d’une fourche télescopique classique remplaçant le système d’Earles plus complexe.

Le lancement de la 51 en 1978, dotée du moteur révolutionnaire AV10 à clapets, redonne un élan sportif à la marque, tandis que la Magnum inaugurée en 1987 intègre un moteur à refroidissement liquide—une première pour Motobécane. Des versions « chopper » aux aspirations US émergent dans les années 1990 : West, New West, Copper Black, White Horse et la Daytona Cruiser avec ses jantes à 60 rayons (aujourd’hui très recherchées par les collectionneurs).

La décennie 1970 marque le début du déclin. À partir de 1975, Motobécane subit une baisse continue de ses ventes face à la concurrence étrangère, notamment japonaise (Yamaha, Honda), et à la transformation des modes de transport. Le choc pétrolier de 1973 accélère la crise, les scooters comme le Peugeot 103 s’avérant plus attrayants pour les consommateurs. Malgré les efforts de diversification—la marque rachète même Solex et importe Moto Guzzi en France—l’entreprise historique n’y résiste pas. Elle dépose le bilan en 1983.​

Yamaha acquiert l’entreprise en 1983-1984, reformant la marque sous le nom de MBK Industrie. Entre 1987 et 1988, tous les établissements de la région parisienne sont fermés, et les activités sont regroupées à Saint-Quentin puis à Rouvroy, concentrant la production et marquant la fin d’une époque.​

L’usine pantinoise de la rue Beaurepaire, berceau de cette aventure industrielle, devient un patrimoine démoli ou converti. En 1988, la Ville de Pantin préempte le site afin d’éviter la spéculation foncière. Un Centre International de l’Automobile y est établi en 1989, qui ferme en 2002. Le groupe Hermès acquiert finalement le site et y installe ses ateliers de manufacture haut de gamme.​

Les vestiges architecturaux de la rue Beaurepaire, datant des années 1926-1927, subsistent partiellement comme témoins de cette époque révolue. Depuis 2012, le Musée Motobécane de Saint-Quentin, hébergé dans l’une des anciennes usines à la rue de la Fère, expose plus de 120 modèles de deux-roues, dont des prototypes exceptionnels comme une Mobylette électrique de 1972. Chaque année, environ 20 000 visiteurs, venus de France et d’Europe, foulent les allées du musée pour se replonger dans cette histoire de mobilité populaire.

Bien que Motobécane ait disparu en tant qu’entité indépendante, la passion pour la marque ne s’est jamais éteinte. Des collectionneurs comme Jean-Pierre Ono-dit-Bio, près de Rouen, conservent et restaurent une vingtaine de pièces rares et inédites, incluant des modèles exceptionnels comme la seule survivante des dix exemplaires proposés à la Police Nationale en 1976. En 2007, Jean-Pierre fonde le club Motobécane Passion et crée un site gratuit avec plans et tutoriels ; en 2009, il s’associe à un ami manufacturier pour produire et vendre les pièces en caoutchouc qui ne sont plus fabriquées en usine, permettant la restauration continue d’anciens modèles.​

Sur le site de Rouvroy, MBK Industrie, toujours en activité, emploie 625 salariés (hors intérimaires) et produit annuellement 80 000 deux-roues. En 2023, l’entreprise lance un nouveau tournant stratégique : la fabrication de batteries pour vélos électriques, avec un objectif de 60 000 unités annuelles et un investissement de 4 millions d’euros, associé au recrutement de 50 personnes supplémentaires.

Entre 1949 et 2002, quatorze millions de Mobylettes auront été produites, témoignant de l’importance de Motobécane dans l’histoire économique et culturelle française, et de son rôle pivot dans la mobilité de l’après-guerre. La marque reste profondément ancrée dans la mémoire collective, incarnant la liberté d’une génération et la démocratisation de la mobilité urbaine et rurale en France.

Pour les passionnés d’histoire industrielle en Île-de-France, plusieurs lieux patrimoniaux demeurent accessibles :

– Rue Beaurepaire à Pantin : Le site est désormais occupé par les ateliers Hermès. Néanmoins, les vestiges architecturaux datant de 1926-1927 subsistent partiellement, témoins de l’époque de la manufacture originelle.

Musée Motobécane de Saint-Quentin : Bien qu’en Picardie, ce musée expose l’héritage complet de la marque.

Street art à Paris : les spots méconnus qui valent le détour

Le street art à omniprésent à Paris, mais les plus belles œuvres se concentrent dans certains endroits.

Vous pouvez flâner dans les rues et compter sur le hasard et la chance pour les croiser, où alors vous pouvez vous renseigner et organiser votre promenade en fonction de celles qui vous intéressent le plus et de leurs localisations.

Si vous optez pour la deuxième option, alors cet article est fait pour vous.

Vous y trouverez cinq quartiers aux univers artistiques différents, mais regorgeant tous d’œuvres magnifiques, leur localisation sur Google Map, les transports pour s’y rendre, la présentation des artistes qui ont produits ces œuvres, les liens vers leurs Instagram, etc.


L’histoire du street art à Paris commence non pas dans les rues parisiennes, mais aux États-Unis. À la fin des années 1960, deux graffeurs visionnaires, Cornbread et Cool Earl, posent les premières signatures urbaines sur les murs de Philadelphie : le mouvement du tagging moderne est né.

Il se propager ensuite vers New York, qui devient la Mecque du graffiti dès les années 1970. Les trains du métro new-yorkais deviennent alors les toiles mobiles d’une génération d’artistes rebelles.

Paris, traditionnellement attachée à l’art classique, découvre ce phénomène et le revendique rapidement comme sien.

En 1971, Ernest Pignon-Ernest réalise ses premiers « Gisants de la Commune de Paris » sur les escaliers du Sacré-Cœur. Cette intervention pionnière marque le début du mouvement en France, bien avant que le terme « street art » ne soit officialisé.

Le street art à Paris explose vraiment dans les années 1980. C’est l’époque où Blek le Rat révolutionne l’art mural en démocratisant l’usage du pochoir : Inspiré par les graffitis new-yorkais et l’art de propagande, il peint des rats (symbole de liberté et de marginalité) sur tous les murs parisiens. Aux côtés de Blek le Rat émergent d’autres figures fondatrices : Jef Aérosol, Speedy Graphito ou encore Miss Tic.

En 1983, Bando introduit le hip-hop graffiti à Paris, transformant les styles et les pratiques du street art.

Depuis 2010, le street art à Paris s’institutionnalise progressivement. La Mairie de Paris, consciente de la valeur touristique et culturelle du mouvement, soutient des projets comme le musée à ciel ouvert du Boulevard Vincent Auriol ou l’art urbain du Canal de l’Ourcq. En 2019, l’artiste C215 devient le premier artiste street art français à intégrer une collection de musée permanent en France.

Aujourd’hui, avec plus de 1 900 œuvres recensées, Paris est l’une des capitales mondiales de l’art urbain street art. Les galeries Itinerrance, Mathgoth, et des musées comme Art42 exposent désormais les fresques murales à l’intérieur, tandis que les murs extérieurs continuent d’accueillir les créations éphémères. Ce paradoxe, entre transgression et reconnaissance institutionnelle, définit l’essence du street art Paris contemporain.


La Butte-aux-Cailles n’est pas un simple quartier parisien : c’est une enclave bohème qui a résisté à l’homogénéisation urbaine. Elle offre une atmosphère unique où les petites maisonnettes fleuries côtoient des rues pavées serpentines.

La Butte-aux-Cailles est aussi le quartier que l’on évoque souvent en premier lorsqu’on parle de street art à Paris et des spots à ne pas rater. En effet, il s’agit d’une véritable « galerie à ciel ouvert », permanente et sans cesse renouvelée avec de nouvelles œuvres et de nouveaux artistes.

  • Seth est la figure dominante de la Butte-aux-Cailles. Cet artiste originaire du 20e arrondissement peint depuis les années 1990 ses enfants caractéristiques, souvent vus de trois-quarts arrière, entourés de vortex colorés symbolisant un monde magique caché. Diplômé de l’École Nationale des Arts Décoratifs en 2000, Seth a voyagé pendant cinq ans (2003-2008) pour son projet “Globe Painter”, ce qui explique sa vision cosmopolite. À la Butte, ses fresques enfantines continuent de captiver les spectateurs. Voir le profil Instagram
  • Miss Tic, bien que disparue en mai 2022, continue de définir l’esprit poétique du quartier. Son style caractéristique (silhouettes féminines stylisées accompagnées de phrases ironiques et féministes) reste reconnaissable au premier coup d’œil. Elle a peint sur les murs parisiens depuis 1985, transformant les murs gris en manifeste poétique. L’Auberge de la Butte, un restaurant local emblématique, porte toujours sa signature sur sa façade. Voir le profil Instagram
  • Jef Aérosol a également marqué le quartier de ses portraits pochoir. Dès 1982, il applique la technique du pochoir avec une rigueur et une sensibilité exceptionnelles, créant des personnages qui reflètent l’humanité dans toute sa complexité. À la Butte, ses œuvres côtoient celles d’autres grands noms : Kashink, Kelu Abstract, Emyart’s, Philippe Baudelocque, et bien d’autres. Voir le profil Instagram
  • Kashink est reconnaissable à sa signature moustache. Cette artiste militante célèbre la diversité de l’humanité à travers des fresques colorées souvent inspirées de l’artisanat mexicain ou des masques de cultures lointaines. Son projet « 50 cakes of gay », lancé en 2012 contre le mariage hétéronormé, l’a rendue célèbre internationalement. Voir le profil Instagram
  • Place de la Commune-de-Paris – Cœur du quartier, point de convergence des rues. Voir sur la carte
  • Rue Buot – Fresques de Seth. Voir sur la carte
  • Rue Michal – Diversité de styles, portraits féminins. Voir sur la carte
  • L’Auberge de la Butte, rue de la Butte-aux-Cailles – Signature iconique de Miss Tic sur la façade. Voir sur la carte
  • Rue Gérard, Rue Barrault, Rue Alphand – Galeries murales dispersées.
  • Passages Sigaud et Boiton – Galeries cachées, œuvres intimes et réflexives.
  • Métro ligne 6 : stations Corvisart (200m de la Place de la Commune) ou Place d’Italie (400m)
  • Métro ligne 5 ou 7 : Place d’Italie (400m)
  • Bus 57 : depuis Corvisart
  • Bus 21, 47 : depuis Place d’Italie
  • Piscine de la Butte-aux-Cailles (1925, architecture Art déco)
  • Parc Montsouris (5 minutes à pied) : vaste parc vert avec lac
  • Restaurants emblématiques : L’Auberge de la Butte, Au Temps des Cerises (coopérative ouvrière depuis 1976), Le Mêlécasse, Le Sputnik (cocktails réputés)
  • Bars sympathiques : La Taverne de la Butte, Chez Michel (40 bières belges)

Le Boulevard Vincent Auriol possède une histoire industrielle ancienne. La Raffinerie Say, autrefois la plus grande raffinerie de sucre du monde (1832-1968), y était notamment présente. Depuis les années 1960-1970, on y trouve surtout des grands immeubles d’habitations, dont le style architectural a rapidement été critiqué et accusé d’enlaidir Paris.

Dans les années 2010, afin de transformer le quartier, le galeriste Mehdi Ben Cheikh et le collectionneur Nicolas Laugero Lasserre lancent le projet « Boulevard Paris 13 » et invitent des street artistes à apposer leurs œuvres sur les murs gris et tristes des immeubles du boulevard Auriol. 26 artistes de 8 nationalités différentes ont ainsi peint plus de 32 fresques majeures. Dans le street art à Paris, c’est le spot qui concentre maintenant les oeuvres les plus plus monumentales.

  • Obey : L’artiste californien a créé l’une des fresques les plus mémorables du boulevard : « Liberté Égalité Fraternité » (2015), réalisée en hommage aux victimes des attentats du Bataclan. Remplaçant le slogan originel du pochoir d’Obey « Make Art Not War » par la devise française, cette fresque incarne la capacité du street art à transformer le deuil en message d’espoir.
  • C215 : Maître du pochoir français et “réponse française à Banksy”, C215 a créé plusieurs œuvres emblématiques sur le boulevard, notamment son célèbre Chat au 141 Boulevard Vincent Auriol. Ses portraits photorréalistes de personnes marginalisées (mendiants, sans-abri, réfugiés) incarnent l’engagement social du street art. C215 a commencé sa carrière en 2005 et est devenu en 2019 le premier artiste street art français à intégrer une collection de musée permanent en France (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice). Voir le profil Instagram
  • Add Fuel : Cet artiste portugais a contribué à transformer le boulevard avec sa série “Envolvente” constituée avec des azulejos (carreaux de mosaïque) revisités au pochoir. Ces œuvres, inspirées de l’artisanat traditionnel portugais, offrent un contraste saisissant avec les fresques monumentales alentour. Voir le profil Instagram
  • Inti : Artiste péruvien connu pour ses personnages colorés et ses compositions géométriques complexes, Inti a apporté une dimension sud-américaine au boulevard avec ses figures stylisées aux teintes chaudes.
  • D’Face : Street artiste londonien aux influences pop-art, D’Face a peint une imposante pin-up de 25 mètres de hauteur au 155 Boulevard Vincent Auriol. Cette figure glamour aux lèvres rouges éclatantes contraste délibérément avec les teintes bleutées qui l’entourent, créant un effet visuel saisissant.
  • 41 Boulevard Vincent Auriol – C215 Chat, Portrait photorréaliste. Voir sur la carte
  • 155 Boulevard Vincent Auriol – D’Face Pin-up, Figure glamour de 25 mètres de hauteur. Voir sur la carte
  • 93 Rue Jeanne d’Arc – Obey, Liberté Égalité Fraternité. Voir sur la carte
  • 81 Boulevard Vincent Auriol – Inti, Compositions géométriques sud-américaines. Voir sur la carte
  • 120 Boulevard Vincent Auriol – Add Fuel, Envolvente, Azulejos revisités . Voir sur la carte
  • Métro ligne 6 : stations Place d’Italie (débouchée directement sur le boulevard) ou Quai de la Gare (2 km)
  • Métro ligne 5 ou 7 : Place d’Italie
  • Bus 57, 83 : directement sur le boulevard
  • RER ligne C : Quai de la Gare
  • Station F (55 Boulevard Vincent Auriol) : campus géant de startups en ancienne gare de fret
  • Église luthérienne de la Trinité (172 Boulevard Vincent Auriol, 1888)
  • Jardin James-Joyce : lieu de mémoire de l’incendie de 2005
  • Restaurants : des options asiatiques et branchées pullulent à Place d’Italie
  • Musées : Musée de la Monnaie, Musée Branly (à 10-15 min à pied)

La rue Dénoyez porte le nom de la famille qui tenait au 19e siècle la célèbre « Folie Dénoyez », un bal public très populaire des années 1830.

Située dans le 20e arrondissement, entre la rue Ramponeau et la rue de Belleville, cette minuscule ruelle s’est transformée depuis les années 2000 en galerie permanente. où les œuvres changent littéralement chaque semaine.

La rue Dénoyez n’a pas « ses » artistes emblématiques comme d’autres spots, elle en change constamment. Cependant, certains noms reviennent régulièrement.

  • Le Papillon de Panam (voir le profil Instagram) a créé des papillons géants bleus caractéristiques, transformant les murs en symphonies naturelles.
  • Jomad (voir le profil Instagram) et Sun.c figurent parmi les artistes réguliers qui ont créé une sorte de « style Dénoyez » reconnaissable à sa diversité contrôlée. Jomad est une artiste française d’origine caribéenne. Son travail se distingue par la création de peintures expressives et richement colorées, où des figures humaines sont immergées dans des environnements floraux, surréalistes et inspirés du graffiti.
  • Métro lignes 2 et 11 : station Belleville (200m de la rue)
  • Bus 20, 26, 56, 71, 96, N12, N23 : arrêts Belleville ou Ramponeau (150m)
  • Vélib’ : stations Rue Rampal et Boulevard de Belleville
  • Café Chéri(e) : bar mythique de Belleville avec terrasse animée et DJ sets
  • Place Sainte-Marthe : petite place village avec bars, tapas, terrasses
  • Piscine Alfred Nakache : lieu inconnu des touristes, gérant des événements culturels
  • Parc de Belleville : parc verdoyant avec vues panoramiques sur Paris
  • Cimetière du Père-Lachaise : 5 minutes à pied, musée des monuments et des histoires parisiennes
  • Restaurants : La Cantina, Delhi Bazaar, nombreux cafés cosmopolites

Le Canal de l’Ourcq, creusé entre 1802 et 1808, a transformé la géographie du 19e arrondissement en reliant Paris à Oulette. Le Canal Saint-Denis (1835-1858) complète ce réseau. Historiquement, ces canaux étaient les artères commerciales de Paris, où barges et péniches transportaient marchandises et matériaux de construction. Les deux canaux se croisent au niveau de la La Villette, dans le 19ème arrondissement.

Aujourd’hui, ces canaux offrent des kilomètres de berges où des fresques cohabitent avec la nature, les péniches, et les promeneurs.

  • dAcRuz : Cet artiste français habitant le quartier depuis 15 ans est le pivot du street art du 19e. Son style coloré, ses compositions géométriques complexes et son hommage à Stan Lee (avec les personnages Marvel géants) le rendent immédiatement reconnaissable. Il crée littéralement le style du quartier. Voir le profil Instagram
  • Marko93 : Connu pour sa péniche monumentale intitulée “Sarah, la charmeuse de jaguar”, Marko93 fusionne l’art urbain avec l’architecture flottante, créant une fresque unique en son genre. Voir le profil Instagram
  • Raphael Federici : Artiste français réputé, ses créations incluent un marin imposant et d’autres figures marines qui jouent avec les réalités du canal.
  • Rue Henri Noguères – Crew ARM, Hommage à Stan Lee. Voir sur la carte
  • Rue de l’Ourcq – Kadea, Sitou, Batsh, Dawal… Multitude d’œuvres variées. Voir sur la carte
  • Rue Jean Jaurès (sous pont) – Da Cruz, Fresque multi-couleurs. Voir sur la carte
  • Rue Germaine Taillefer – Galerie exceptionnelle d’art urbain. Voir sur la carte
  • Métro ligne 5, 2, ou 7 : Stalingrad ou Jaurès
  • Métro ligne 7 bis : Jaurès
  • Bus 26, 46, 48, 60 : arrêts Jaurès, Stalingrad
  • Ligne de tramway T3B : arrêt Lutetia
  • La Rotonde Stalingrad : structure architecturale historique (1784-1788) reconvertie en club culturel avec terrasse sur le bassin
  • Philharmonie de Paris : architecture futuriste et programmation musicale exceptionnelle
  • Parc de la Villette : vaste espace vert avec sculptures géantes et espaces de jeu
  • Musée des Sciences et de l’Industrie (Cité des Sciences)

Paris insolite et original : top 7 des lieux que les touristes ne connaissent pas

Découvrez le Paris insolite et original. Paris, ce n’est pas seulement la tour Eiffel vue depuis le Trocadéro. Paris, ça peut être aussi un château médiéval au fond d’une rue du Marais, un amphithéâtre romain derrière des immeubles, une pagode chinoise rouge vif près du parc Monceau ou encore un hameau alsacien perché au‑dessus de la Butte‑aux‑Cailles.

En vous éloignant des grands circuits, et en lisant cet article, vous pourrez découvrir sept lieux étonnants, rarement fréquentés par les touristes, mais faciles d’accès en métro ou en bus, pour visiter Paris autrement.

Sites Remarquables de Paris


À deux pas de la Seine, au milieu du quartier du Marais, vous tomberez sur l’Hôtel de Sens. La construction a un aspect qui tranche radicalement avec les immeubles alentours et elle vous donnera l’impression de vous retrouver subitement au Moyen-âge.

L'hôtel de Sens, étape incontournable du Paris insolite et original

Son architecture mêle style gothique flamboyant et premières influences de la Renaissance. Sa façade est ainsi composées de grandes lucarnes sculptées, de pignons aigus, de tourelles d’angle et d’un portail surmonté de blasons.

L’Hôtel a été construit entre 1475 et 1519 pour Tristan de Salazar, archevêque de Sens. Il servait de résidence parisienne aux prélats de Sens, alors juridiquement supérieurs à l’évêque de Paris. Après des usages variés, l’Hôtel de Sens est classé monument historique en 1862 et restauré au XXᵉ siècle. Il abrite aujourd’hui la bibliothèque Forney, spécialisée dans les arts décoratifs, le design et l’architecture, gérée par la Ville de Paris.​

  • Métro : Saint‑Paul (L1), Pont Marie (L7), Sully‑Morland (L7), Hôtel de Ville (L1, L11).​
  • Bus : lignes 67, 69, 72, 87, 96 (quais de Seine et rue Saint‑Antoine).​

Après cette étape, traversez le jardin de l’Hôtel de Sens, puis rejoignez le village Saint‑Paul, l’Île Saint‑Louis ou l’église Saint‑Gervais. Pour approfondir l’histoire des lieux secrets du Marais, une visite thématique comme celle proposée sur Paris en Mobylette permet de replacer l’hôtel dans le tissu urbain médiéval.​


En poussant une grille rue Monge, on débouche soudain sur une vaste arène de sable entourée de gradins en pierre et d’immeubles modernes.

Il s’agit des arènes de Lutèce. Peu de touristes les connaissent, alors qu’il s’agit avec les thermes de Cluny de l’un des plus anciens monuments de Paris.​

Construites entre le Iᵉʳ et le IIᵉ siècle après J.‑C., les arènes combinaient les fonctions de théâtre et d’amphithéâtre : une scène accueillait pièces et déclamations, tandis que l’arène centrale recevait combats de gladiateurs et chasses aux animaux. Elles pouvaient accueillir environ 15 000 à 17 000 spectateurs, soit l’essentiel de la population de Lutèce.

Après les invasions barbares et le Moyen-âge, le site est en grande partie comblé. Il est redécouvert au XIXᵉ siècle lors du percement de la rue Monge. Grâce à une campagne de sauvegarde, une partie des gradins et de l’arène est dégagée et transformée en square public, désormais géré par la Ville de Paris.​

Aujourd’hui, on y voit encore les vestiges des gradins, des loges et des cages qui servaient aux animaux. L’espace est utilisé comme terrain de jeux, de football ou de pétanque, mais conserve une atmosphère particulière, surtout tôt le matin ou en fin de journée.​

  • Adresse : 4, rue des Arènes, 75005 Paris.
  • Métro : Place Monge (L7), Jussieu (L7, L10), Cardinal Lemoine (L10).​
  • Bus : lignes 47, 67, 89 (rue Monge, boulevard Saint‑Germain).

Pour prolonger cette plongée dans un Paris insolite et original, rejoignez le Jardin des Plantes et le Muséum national d’Histoire naturelle, ou montez vers la rue Mouffetard et le Panthéon.


À l’angle de la rue Daubenton et de la rue Geoffroy‑Saint‑Hilaire, dans le 5ème arrondissement, la Grande Mosquée de Paris déploie son minaret de 34 mètres, ses patios de zelliges, ses fontaines et son jardin à l’andalouse.

Dès qu’on franchit son portail en bois sculpté, le bruit de la ville disparaît, remplacé par le murmure de l’eau et le parfum des figuiers.

Le projet de mosquée est lancé au XIXᵉ siècle par des orientalistes, mais il ne se concrétise qu’après après la Première Guerre mondiale. En effet, c’est en 1920 qu’une loi française décide la création de l’«Institut musulman de la Mosquée de Paris» afin d’honorer les dizaines de milliers de soldats musulmans morts pour la France.

La première pierre est posée en 1922, et l’édifice est inauguré en 1926 en présence du président de la République Gaston Doumergue et du sultan du Maroc Moulay Youssef.​​

L’architecture s’inspire des mosquées marocaines et andalouses, en particulier de la mosquée al‑Quaraouiyine de Fès : minaret carré couvert de faïences, patios entourés de galeries, boiseries en cèdre sculpté, stucs et calligraphies. Les jardins plantés d’arbousiers, de grenadiers et de citronniers, ponctués de bassins, créent l’impression d’une oasis au cœur de Paris. Outre la salle de prière, la mosquée comprend un salon de thé, un restaurant, un hammam et des espaces culturels, ce qui en fait un lieu de prière mais aussi de rencontre et de découverte pour les Parisiens et les visiteurs.​​

  • Adresse : Place du Puits‑de‑l’Ermite, 75005 Paris.​
  • Métro : Place Monge (L7), Censier‑Daubenton (L7), Jussieu (L7, L10).​
  • Bus : notamment lignes 24, 67 (arrêt Buffon – La Mosquée) et autres lignes le long du Jardin des Plantes.

En sortant, traversez le Jardin des Plantes et ses galeries, ou gagnez la Seine pour longer les quais jusqu’à l’Institut du monde arabe.


Entre le Jardin du Luxembourg et l’Observatoire, au 3, rue Michelet, un bâtiment de briques rouges, crénelé comme un château et ceint d’une longue frise de sculptures antiques, intrigue les passants. Il s’agit de l’Institut d’Art et d’Archéologie, aussi appelé Centre Michelet.

Sa silhouette de forteresse toscane en fait une étape parfaite pour une visite du Paris insolite et original.

Le centre Michelet et sa façade original et insolite au milieu de Paris

Tout commence avec le don, en 1917, de la bibliothèque d’art et d’archéologie du couturier Jacques Doucet à l’Université de Paris. Pour abriter ces fonds exceptionnels, un concours d’architecture est lancé et remporté par Paul Bigot. L’édifice est construit entre 1925 et 1928 et inauguré à la fin des années 1920.​

Les façades en briques rouges rappellent les palais civils de Sienne, tandis que les volumes et certains détails s’inspirent aussi de l’architecture mauresque et subsaharienne, notamment de la grande mosquée de Djenné au Mali. La frise en terre cuite qui ceinture le bâtiment reproduit des fragments de sculptures grecques, romaines, médiévales et renaissances réalisés par la Manufacture de Sèvres, faisant de l’enveloppe elle‑même une sorte de musée en plein air.​

Aujourd’hui, l’Institut héberge des départements d’histoire de l’art et d’archéologie de Sorbonne Université et de l’université Paris 1 Panthéon‑Sorbonne, ainsi que des collections pédagogiques, des bibliothèques spécialisées et le Centre André‑Chastel.​

Profitez en pour flâner dans le Jardin du Luxembourg, visiter l’Observatoire de Paris ou remonter vers le quartier de l’Odéon.


Sur le flanc ouest de la Butte‑aux‑Cailles, un portail bleu au 10, rue Daviel cache un hameau de maisons à colombages qui semblent venues tout droit de l’est de la France.

La Petite Alsace, ou cité Daviel, est une ancienne cité ouvrière dont la silhouette pittoresque contraste fortement avec les grands immeubles alentour. En y entrant, on découvre un Paris insolite et original, fait de jardins, de toits pointus et de façades colorées, à quelques minutes seulement de la place d’Italie.​

Maison insolite et originale à colombage alsacienne à Pars

La Petite Alsace est construite en 1912 par l’architecte Jean Walter pour la société d’habitation à bon marché «L’habitation familiale», à l’initiative de l’abbé Jean Viollet.

L’ensemble comprend une quarantaine de pavillons mitoyens en briques et colombages, organisés autour d’une cour centrale d’environ 500 m², avec jardins et arbres.

Ces maisons, destinées aux familles d’ouvriers des usines environnantes, reprennent un vocabulaire régionaliste inspiré de l’Alsace : colombages apparents, toits débordants, pignons pointus, menuiseries colorées.​

Aujourd’hui, la cité reste une copropriété privée, habitée, que l’on ne visite que si la grille est ouverte ou avec l’accord des résidents.

  • Adresse : 10, rue Daviel, 75013 Paris.​
  • Métro : Corvisart (L6), Glacière (L6).​
  • Bus : plusieurs lignes autour de la place d’Italie et du boulevard Auguste‑Blanqui.

En sortant de la cité, traversez la charmante Villa Daviel, impasse pavée bordée de maisonnettes fleuries. Puis grimpez vers les rues de la Butte‑aux‑Cailles, connues pour leur ambiance de village, leurs fresques de street art et leurs petites places.


Au 48, rue de Courcelles, dans le 8ᵉ arrondissement, une façade rouge en forme de pagode chinoise rompt brutalement avec les immeubles haussmanniens voisins.

La Maison Loo, souvent appelée « La Pagode de Paris », est l’une des constructions les plus surprenantes de la capitale : quatre étages coiffés de toits recourbés, tuiles vernies, créatures mythiques sur le faîtage et portail en bois précieux. Il s’agit d’une des indiscutables incarnations du Paris insolite et original.

À l’origine, Maison Loo était un hôtel particulier classique du XIXᵉ siècle. En 1925‑1926, le marchand d’art chinois Ching Tsai Loo rachète l’édifice et demande à l’architecte Fernand Bloch de le transformer en pagode, pour abriter sa galerie d’art asiatique C. T. Loo & Cie. La surélévation de deux étages, la nouvelle toiture en pagode et la façade peinte en rouge vif suscitent la colère d’une partie du voisinage, mais l’ensemble finit par s’imposer comme curiosité architecturale.​​

L’architecture reprend les codes traditionnels chinois : avant‑toits recourbés couverts de tuiles vernies, garde‑corps géométriques, bandeaux décorés et portail monumental orné de sculptures. À l’intérieur on trouvait des panneaux de laque rouge du XVIIIᵉ siècle, des salons thématiques et une importante collection d’art asiatique.

Rénovée dans les années 2010 et inscrite aux monuments historiques, la Pagode abrite aujourd’hui The Pagoda Paris, un lieu d’expositions et d’événements privés, visible surtout de l’extérieur pour le grand public.​​

  • Adresse : 48, rue de Courcelles, 75008 Paris, près du parc Monceau.​
  • Métro : Courcelles (L2), accès possible aussi depuis Monceau (L2) ou Villiers (L2, L3).​
  • Bus : nombreuses lignes sur le boulevard de Courcelles et autour du parc Monceau.

Combinez cette halte avec une promenade dans le parc Monceau, connu pour ses fabriques et ses perspectives, puis une exploration des hôtels particuliers du boulevard de Courcelles. Le site officiel Pagoda Paris donne des informations sur les expositions et l’histoire de ce bâtiment unique.​


Sur la rive gauche de la Seine, au 1, quai Branly, cinq bulbes dorés scintillent entre les arbres et les façades de pierre.

La cathédrale orthodoxe russe de la Sainte‑Trinité, est inauguré en 2016, pourtant, de nombreux touristes et Parisiens ignorent encore l’existence de ce complexe spirituel et ratent donc un aspect pour le moins original et insolite de Paris.

Le projet est lancé en 2007 par le patriarche Alexis II de Moscou, avec le soutien des autorités françaises et russes. En 2010, la Fédération de Russie achète un terrain d’environ 4 000 m² quai Branly, non loin du pont de l’Alma et du ministère des Affaires étrangères. La cathédrale et le centre spirituel et culturel orthodoxe russe (CSCOR) sont conçus par l’architecte Jean‑Michel Wilmotte. Le chantier se déroule entre 2013 et 2016 ; les dômes sont posés en 2016 et l’ensemble est inauguré la même année, pour un coût estimé à environ 170 millions d’euros, entièrement financé par la Russie.​

Architecturalement, la cathédrale mélange des références néo‑russes et néo‑byzantines : un volume en pierre sobre, surmonté de cinq bulbes dorés symbolisant le Christ et les quatre évangélistes, coiffés de croix orthodoxes. Le CSCOR comprend également une maison paroissiale, un auditorium d’environ 200 places, un centre culturel avec salles d’exposition, un pôle éducatif et une librairie.

  • Adresse : 1, quai Branly, 75007 Paris.​
  • RER / Métro : Pont de l’Alma (RER C), Alma‑Marceau (L9), Invalides (L8, L13, RER C).​
  • Bus : lignes le long de la Seine et autour du musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Profitez de cette étape dans un Paris secret et original pour visiter le musée du quai Branly – Jacques Chirac, puis traverser la Seine vers le Trocadéro ou remonter vers les Invalides. Le site institutionnel Paris je t’aime et la page officielle de la cathédrale détaillent les horaires et les activités culturelles proposées.​


Ces sept lieux montrent que la richesse de Paris ne se limite pas à ses monuments les plus connu. Un Paris insolite et original existe, du Marais médiéval aux cités ouvrières du 13ᵉ, en passant par les pagodes chinoises ou les cathédrales russes contemporaines … et il vaut le détour !


visite insolite de Paris rue Delafoy

Visite insolite de Paris : 8 quartiers de Paris à explorer loin des touristes

Vous souhaitez vous lancer dans une visite insolite de Paris car vous connaissez déjà les lieux les plus touristiques de la capitale ? Vous voulez vivre une expérience plus authentique? Dans cet article vous allez pouvoir découvrir 8 quartiers méconnus de Paris où vous pourrez vous balader en toute sérénité, entre ruelles secrètes, canaux et atmosphères de village.

Et si vous souhaitez vous offrir une visite insolite de 5 quartiers-villages de Paris en une après-midi, sans vous fatiguer, au guidon d’une mobylette électrique, et accompagné par un historien … c’est ici !


Pourquoi ça vaut le détour ? Ce quartier pittoresque du 13ᵉ arrondissement évoque un village avec ses ruelles pavées, ses maisons basses et son ambiance bohème. C’est également un haut lieu du street art parisien.

Comment aller à la Butte aux Cailles ?

Adresse : Quartier de la Butte aux Cailles, 75013 Paris

Métro : Ligne 6, station Corvisart
Bus : Lignes 57, 62, 67, arrêt Place d’Italie

Histoire de la Butte aux Cailles

La Butte-aux-Cailles tient son nom de Pierre Caille, un vigneron qui y a acheté un coteau planté de vignes au 16e siècle.

Dominant la Bièvre (une rivière aujourd’hui disparue), la Butte-aux-Cailles était couverte de vignes et de prairies. On y trouvait des moulins à vent qui produisaient de la farine pour Paris jusqu’au 18e siècle. Il y avait aussi des carrières de pierre et de glaise.

Ce sont d’ailleurs ces carrières qui ont sauvé le quartier de la destruction lors des grands travaux haussmanniens du 19e siècle. En effet, il aurait coûté trop cher de remblayer le sous-sol de la butte et de le solidifier pour qu’il supporte les grands immeubles de style haussmanniens. La butte a ainsi pu conserver son caractère ancien, avec ses rues pavées et sinueuses.

Longtemps hors de Paris, la Butte-aux-Cailles a été annexée en 1860 et intégrée au 13e arrondissement. À la même époque, le quartier s’est industrialisé et s’est rempli d’ouvriers. Le quartier est resté populaire jusqu’en dans les années 1990

Où boire un verre ou se restaurer à la Butte aux Cailles ?

☕🍷 Le Merle Moqueur – 11 Rue de la Butte aux Cailles, 75013 Paris.
Ce bistrot typiquement parisien est apprécié pour sa décoration vintage, ses banquettes rouges et ses petites tables en terrasse. Sa carte est simple mais bien exécutée (croque-monsieur, planches, vins). Son emplacement est parfait pour observer la vie de quartier.

🍽️Chez Gladines – 30 Rue des Cinq Diamants, 75013 Paris.
Ce restaurant basque attire à la fois les locaux et les initiés pour ses assiettes copieuses (la salade basque ou les pommes de terre à la sauce au roquefort) et ses prix très abordables.

🍽️ L’Auberge de la Butte – 8 Rue de la Butte aux Cailles, 75013 Paris.
Ce bistrot parisien typique offre une ambiance rustique et chaleureuse. On y trouve des classiques comme le confit de canard, la blanquette ou la bavette à l’échalote.

🍽️Chez Mamane – 27 Rue des Cinq Diamants, 75013 Paris.
Ce resto tunisien est célèbre pour son couscous, généreux, parfumé et servi dans une ambiance détendue. Bon rapport qualité-prix top et accueil chaleureux, et plats faits maison.

Toilettes publiques

Adresse : 5 Place Paul Verlaine, 75013 Paris

Prolonger la ballade

À proximité, le quartier asiatique de Paris offre une immersion culturelle dépaysante avec ses magasins et ses restaurants typiques chinois ou vietnamiens.


Pourquoi ça vaut le détour ? : Le quartier Montsouris est réputé pour son parc éponyme, véritable havre de paix, et la charmante rue Montsouris bordée de maisons pittoresques.

Comment aller au quartier Montsouris ?

Adresse : Parc Montsouris, 2 Rue Gazan, 75014 Paris

RER : Ligne B, station Cité Universitaire
Tramway : Ligne T3a, arrêt Montsouris
Bus : Lignes 21, 67, arrêt Parc Montsouris

Histoire du quartier Montsouris

Le parc Montsouris a été conçu dans le cadre d’un projet voulu par Napoléon III et le préfet Haussmann destiné offrir à l’ensemble des Parisiens des poumons de verdure — sur le modèle de Londres — aux quatre points cardinaux de Paris : bois de Boulogne à l’ouest, parc des Buttes-Chaumont au nord, bois de Vincennes à l’est, et parc Montsouris au sud.
L’emménagement — à la manière des parcs de la fin du 19e siècle — essaye d’imiter la nature : paysage vallonné ; lac artificiel avec des canards et des oies ; cascades et grottes construites en béton armé, dont les parois imitent les rochers.

La rue du square Montsouris est un lotissement qui date de 1922. On y trouve 60 maisons individuelles. La moitié a été bâtie par des particuliers, souvent dans un style Art nouveau et Art déco. Les autres, construites en briques, étaient à l’origine des HBM (ancêtre des HLM) construites pour des familles de classe moyenne de 4 à 7 personnes ou des mutilés de guerre dans un contexte de forte crise du logement à Paris.

Où boire et se restaurer à côté du quartier Montsouris ?

☕🍷Le Pavillon Montsouris – 20 Rue Gazan, 75014 Paris.
Ce café-restaurant est niché en bordure du parc Montsouris, dans un magnifique pavillon Belle Époque classé monument historique. C’est le spot parfait pour une pause avec vue sur les arbres et le lac.

☕🍷Café Chin Chin – 25 Avenue Reille, 75014 Paris.
Petit café stylé et chaleureux, avec une déco vintage et une super ambiance de quartier. Ici, tout est fait maison, du carrot cake aux quiches.

🍽️ Il Farniente – 5 Rue Liard, 75014, 75014 Paris
Petit restaurant italien de quartier, où vous trouverez : des pizzas napolitaines généreuses, à la pâte aérée et aux ingrédients de qualité (mozzarella di bufala, tomate San Marzano…) ; une ambiance familiale et détendue ; une terrasse agréable, nichée dans une ruelle calme, parfaite après une balade dans le parc Montsouris.

🍽️ Les Saveurs du Sichuan – 34 Boulevard Saint-Jacques, 75014 Paris.
Restaurant chinois reconnu pour ses plats sichuanais généreux et épicés, comme le poulet au piment, les raviolis à la vapeur, ou le bœuf sauté aux légumes croquants.

Toilettes publique

Adresse : 1 Rue Émile Deutsch de la Meurthe, 75014 Paris

Prolonger la balade

Après la visite du parc, explorez la Cité Universitaire Internationale, connue pour ses pavillons représentant différents pays, offrant une architecture éclectique et des expositions culturelles.


Pourquoi ça vaut le détour ? Ce quartier du 5ème arrondissement est connu pour ses ruelles pavées, ses petites maisons anciennes, son marché en plein air et ses commerces de bouche traditionnels. On y ressent encore l’âme d’un Paris d’autrefois, loin des grandes avenues haussmanniennes.

Comment aller dans le quartier Saint-Medard ?

Adresse : 53 Rue Censier, 75005 Paris (puis remonter la rue Mouffetard vers la place de la Contrescape)

Métro : Ligne 7, station Censier-Daubenton
Bus : Lignes 47, N15, N22 , arrêt Censier-Daubenton

Histoire du quartier Saint-Medard

Le faubourg Saint-Médard, intégré à Paris en 1725, s’est formé autour d’une chapelle au 7e siècle. À l’origine rural et situé en dehors de Paris, le quartier était couvert de vignes et de champs.

Au 14e siècle, on y trouvait aussi des hôtels particuliers appartenant à des nobles parisiens qui venaient se reposer afin de fuir les bruits et la promiscuité de la capitale.

La rue centrale du faubourg Saint-Medard — la rue Mouffetard — remontait jusqu’à la porte Saint-Marcel qui permettait de franchir l’enceinte de Philippe Auguste qui a entouré Paris du 13e au 16e siècle. Et pour franchir cette porte, les marchands devaient payer une taxe pour les marchandises qu’ils transportaient.

La rue Mouffetard était donc remplie de transporteurs qui faisaient la queue pour entrer dans Paris ; de producteurs qui vendaient leurs marchandises avant d’avoir à payer une taxe pour la faire entrer dans Paris ; et de Parisiens qui venaient faire leurs achats parce que c’était moins cher qu’à Paris. Un peu plus haut, au niveau de l’actuelle place de la Contrescarpe, on trouvait aussi de nombreux commerces, restaurant et cabaret où les cochers, domestiques, porteurs de chaises et étudiants du Quartier latin venaient boire un verre puisque le vin et l’alcool y étaient moins chers qu’à l’intérieur de Paris.

L’enceinte de Philippe Auguste a été détruite au 16e siècle, mais le quartier a gardé sa dimension commerciale et sa concentration de débit de boissons

Où boire et se restaurer dans le quartier Saint-Medard ?

Dose – Dealer de Café – 14 Rue Mouffetard, 75005 Paris.
Ce café est réputé pour son ambiance chaleureuse et son café de qualité, torréfié sur place. Les clients apprécient particulièrement l’accueil convivial et la terrasse agréable.

🍧Gelati d’Alberto – 45 Rue Mouffetard, 75005 Paris.
Ce glacier artisanal est une institution du quartier. Connu pour ses glaces en forme de fleur, à l’italienne, il propose une grande variété de parfums originaux (rose, tiramisu, sésame noir…). Le rapport qualité-prix est excellent, et les glaces sont généreuses.

🍽️ Le Mouffetard – 116 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Ce restaurant propose une cuisine française traditionnelle avec un excellent rapport qualité-prix. Les clients louent la qualité des plats et l’amabilité du personnel.

🍽️ Le Cèdre – 6 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Considéré comme l’un des meilleurs restaurants libanais de Paris, Le Cèdre offre une cuisine savoureuse et authentique dans un cadre agréable.

🍽️ Au P’tit Grec – 68 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Ce restaurant est célèbre pour ses délicieuses crêpes et galettes, très appréciées des habitants et des visiteurs.

Toilettes publiques

Adresse : 2 Place de la Contrescarpe, 75005 Paris

Prolonger la balade

Après avoir exploré la rue Mouffetard, vous pouvez :

  • Visiter le Jardin des Plantes : Situé à environ 10 minutes à pied, ce jardin botanique offre une agréable promenade parmi une grande variété de plantes et abrite également la Ménagerie, l’une des plus anciennes zoos du monde.
  • Découvrir les Arènes de Lutèce : À quelques pas du Jardin des Plantes, ces arènes gallo-romaines bien conservées témoignent du passé antique de Paris.
  • Explorer le Panthéon : Monument emblématique situé à environ 15 minutes de marche, où reposent de nombreuses personnalités françaises illustres.

Pourquoi ça vaut le détour ? S’étendant sur le 10ᵉ et le 11ᵉ arrondissements, le Canal Saint-Martin est un lieu emblématique où se mêlent histoire, culture et convivialité. Ses berges bordées d’arbres, ses passerelles romantiques et ses écluses en font un endroit idéal pour une promenade ou un pique-nique.

Comment aller au Canal Saint-Martin ?

Adresse : Quai de Jemmapes, 75010 Paris

Métro : Ligne 11, station Goncourt

Histoire du Canal Saint-Martin

Le Canal Saint-Martin, long de 4,5 kilomètres, a été inauguré en 1825 sous le règne de Charles X. Il a été conçu par l’ingénieur Jean-Baptiste Barres, dans le but de faciliter le transport des marchandises. Son rôle initial était de permettre l’acheminement de produits comme le charbon et les céréales, en contournant la Seine souvent encombrée.

Avec le temps, le Canal Saint-Martin a perdu son rôle commercial au profit des voies ferrées et du transport routier, mais il est resté un élément central de l’urbanisme parisien.

Au 20e siècle, le canal est devenu un lieu de promenade et de loisirs, particulièrement apprécié des Parisiens pour ses quais ombragés et ses écluses pittoresques, entourés de cafés, restaurants et boutiques branchées.

Où boire et se restaurer au Canal Saint-Martin ?

🥞 Holybelly – 5 Rue Lucien Sampaix, 75010 Paris.
Ce café-restaurant est réputé pour ses brunchs et petits dejeuners, ses pancakes moelleux, ses œufs parfaitement cuits et ses plats du jour savoureux.

☕🍷Chez Prune 36 Rue Beaurepaire, 75010 Paris.
Ce bar-restaurant est idéalement situé au bord du Canal Saint-Martin et est prisé pour sa terrasse. Les plats sont copieux, avec un bon rapport qualité-prix.

🎶 Point Éphémère – 200 Quai de Valmy, 75010 Paris.
Cet espace artistique accueille des concerts, des expositions et des événements variés. Il est idéal pour profiter d’un verre en bord de canal.

Toilettes publiques

Adresse : 116 Quai de Jemmapes, 75010 Paris

Prolonger la balade

Le quartier du Marais, avec ses musées, galeries d’art et boutiques, est également accessible à pied.


Pourquoi ça vaut le détour ? Situé dans le 19ᵉ arrondissement, le quartier de la Mouzaïa est un véritable havre de paix. Ses ruelles pavées bordées de petites maisons colorées avec jardins offrent une atmosphère bucolique, loin de l’agitation parisienne.

Comment aller dans le quartier de la Mouzaïa ?

Adresse : Quartier de la Mouzaïa, 75019 Paris

Métro : Ligne 7bis, station Danube
Bus : Lignes 75, arrêt Mouzaïa

Histoire du quartier de la Mouzaïa

Le nom de ce quartier provient de “Mouzaïa”, un terme arabe signifiant “jardin”. Il fait référence à l’époque où la zone était constituée de champs et de jardins.

La Cité de la Mouzaïa qui constitue le cœur du quartier a été construite dans les années 1920. Il s’agit d’un ensemble de petites maisons ouvrières, souvent avec des jardins, destinées à offrir un cadre de vie plus agréable et moins densément peuplé que les grandes bâtisses des quartiers voisins. Cette architecture unique, composée de petites maisons colorées avec des jardins fleuris, rappelle l’atmosphère d’un village, bien loin des grandes avenues parisiennes.

Où boire et se restaurer dans le quartier de la Mouzaïa ?

☕🍷 Le Jourdain – 101 Rue des Couronnes, 75019 Paris.
Mi-bar à vin, mi-café branché, ce lieu cosy propose aussi des assiettes à partager. Idéal pour l’apéro ou un brunch.

☕🍷La Fontaine de Belleville – 31-33 Rue Juliette Dodu, 75019 Paris.
Café rétro chic avec mobilier vintage et cafés de spécialité torréfiés localement. Ambiance jazz certains soirs

🍽️ Le Baratin – 3 Rue Jouye-Rouve, 75019 Paris
Cuisine française généreuse avec des produits frais et une belle sélection de vins naturels. Ambiance bistrot authentique.

🍽️ L’Escargot – 50 Rue de la Villette, 75019 Paris.
Une brasserie typiquement parisienne. On y trouve de vrais escargots 🐌, mais aussi des plats de bistrot classiques très bien exécutés. Terrasse agréable, déco rétro, et bons plats copieux.

Toilettes publiques

Adresse : 13 Rue du Pré Saint-Gervais, 75019 Paris

Prolonger la balade

À proximité, le parc des Buttes-Chaumont offre un vaste espace vert avec des vues panoramiques sur Paris, des grottes et des cascades artificielles.


Pourquoi ça vaut le détour ? Nichée dans le 20ᵉ arrondissement, la Campagne à Paris est un lotissement pittoresque composé de charmantes maisons avec jardins fleuris. Ce quartier résidentiel offre une atmosphère paisible et dépaysante, rappelant les villages de province.

Comment aller à la Campagne à Paris ?

Adresse : Rue du Père Prosper Enfantin – Rue Irénée Blanc – Rue Mondonville – Rue Jules Siegfried – 75020 Paris

Métro : Ligne 3, station Porte de Bagnolet
Tramway : Ligne 3B, station Severine
Bus : Lignes 26, arrêt Porte de Bagnolet

Histoire de la Campagne à Paris

Fondé en 1907 par le pasteur Sully Lombard sous forme d’une coopérative, le lotissement de la Campagne à Paris visait à offrir des logements pavillonnaires abordables aux classes moyennes. Construit sur une ancienne carrière de gypse, le quartier est inauguré en 1926.

Les rues pavées et les maisons individuelles confèrent à ce lieu un charme unique, préservé jusqu’à aujourd’hui.

Toilettes publiques

Adresse : 2 Rue de la Py, 75020

Prolonger la balade

Le cimetière du Père-Lachaise, célèbre pour ses nombreuses sépultures d’artistes et de personnalités historiques, se trouve à quelques pas et mérite une visite.


Pourquoi ça vaut le détour ? Perchée sur une colline du 19ᵉ arrondissement, la Butte Bergeyre est un quartier confidentiel offrant des vues imprenables sur Montmartre et le Sacré-Cœur. Ses ruelles calmes bordées de maisons avec jardins et vignes en font un lieu atypique et charmant.

Comment aller à la Butte Bergeyre ?

Histoire de la Butte Bergeyre

La Butte Bergeyre, située dans le 19e arrondissement de Paris, est un petit quartier pittoresque qui se distingue par son caractère villageois et son calme. Ce quartier tire son nom de la butte sur laquelle il est construit, et “Bergeyre” provient probablement d’une ancienne famille qui possédait des terres dans la région. Au 19e siècle, cette butte était encore peu urbanisée, constituée principalement de vignes et de jardins, et faisait partie des zones périphériques de Paris.

L’urbanisation de la Butte Bergeyre a commencé à la fin du 19e siècle, mais elle reste longtemps à l’écart des grands projets haussmanniens. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que des maisons de ville pittoresques, souvent de style Art Déco ou Art Nouveau, commencent à émerger.

Ce quartier a conservé un charme unique, avec ses rues étroites et sinueuses, souvent bordées de petites maisons colorées, offrant une vue imprenable sur Paris.

Où boire et se restaurer à côté de la Butte Bergeyre ?

☕🍷Le Barbouquin – 12 Rue de la Butte Bergeyre, 75019 Paris.
Ce café est apprécié pour son atmosphère conviviale et sa sélection de boissons.

☕🍷Café des Dames 2 Rue de la Butte Bergeyre, 75019 Paris.
Ce café est reconnu pour son ambiance chaleureuse et son service de qualité.

🍽️ La Forge – 7 Rue de la Butte Bergeyre, 75019 Paris.
Ce restaurant est réputé pour sa cuisine française traditionnelle et son service attentionné.

Toilettes publiques

Adresse : 29 avenue Mathurin Moreau, 75019 Paris

Prolonger la balade

À proximité, le parc des Buttes-Chaumont offre un vaste espace vert avec des vues panoramiques sur Paris, des grottes et des cascades artificielles.


Pourquoi ça vaut le détour ? Situé entre la Place de la Bastille et la Seine, le Port de l’Arsenal est un port de plaisance offrant une promenade paisible le long des quais, agrémentée de jardins fleuris et de vues pittoresques sur les bateaux amarrés.

Comment aller au Port de l’Arsenal ?

Adresse : Port de l’Arsenal, 75012

Métro : Ligne 5, Quai de la Rapée
Bus : Lignes 24, 57, 63, 91, 61, Arrêt Pont d’Austerlitz – Quai De La Râpée

Histoire du Port de l’Arsenal

Le Port de l’Arsenal est un ancien bassin de navigation datant du 17e siècle. Il a joué un rôle clé dans l’histoire maritime de la capitale.

Louis XIV en a ordonné la construction entre 1660 et 1680 pour répondre aux besoins de la Marine royale. Il servait à charger et décharger les marchandises transportées par la Seine, mais aussi à stocker et réparer les navires de guerre.

Au fil des siècles, le Port de l’Arsenal a perdu son rôle militaire et commercial pour devenir un simple bassin de plaisance. La zone environnante a été progressivement réaménagée au 19e et 20e siècles, notamment avec la construction du quai de l’Arsenal et la réhabilitation des entrepôts en espaces résidentiels et commerciaux.

Toilettes publiques

Adresse : 21 boulevard Bourdon, 75004 Paris

Prolonger la balade

À proximité, la Place de la Bastille offre un riche patrimoine historique, tandis que l’Opéra Bastille propose une programmation culturelle variée. Le quartier du Marais, avec ses ruelles pittoresques et ses boutiques tendance, est également accessible à pied.


Visite insolite de Paris : Quel est le moyen de transport idéal ?

Visiter Paris offre mille façons de se déplacer :

  • Le métro est rapide et pratique, mais souvent bondé et souterrain, ce qui prive du paysage. C’est également difficile de ne pas s’y perdre car il comptes pas moins de 14 lignes différentes qui s’entrecroisent dans Paris. On y trouve aussi quelques pickpockets et les pannes sont fréquentes.
  • Le bus, plus agréable, reste très lent aux heures de pointe et necessite d’attendre son passage. Et c’est encore plus difficile de s’y retrouver puisque l’on compte 64 lignes de bus dans Paris.
  • Le taxi est confortable mais cher et ralentit par les embouteillages.
  • Le Vélib’ donne de la liberté, mais il faut passer du temps pour chercher une borne libre … et un vélo qui fonctionne !
  • À pied, on profite pleinement de la ville, mais les distances peuvent fatiguer.

La mobylette électrique avec un guide historique, elle, combine le meilleur de tout : confort, liberté, découverte.

Au guidon de ce patrimoine vivant de l’histoire populaire de France :
– On se déplace sans effort, d’un monument à un autre et d’un quartier à un autre.
– On ne perd pas de temps dans les transports et on ne se perd pas dans la circulation parisienne grâce au guide qui a conçu un itinéraire passant par des rues calmes et peu fréquentées.
– On admire les monuments et on profite de l’ambiance des quartiers que l’on traverse.
– On découvre l’histoire de Paris grâce au guide et aux explications et anecdotes qu’il fournit.

Visite de Paris en 1 jour : Etapes, explications historiques, déplacements et conseils pratiques!

Effectuer une visite de Paris en 1 jour peut sembler un défi tant la capitale regorge de trésors à découvrir. Ainsi, pour profiter pleinement de votre escapade, il est essentiel de se concentrer sur les incontournables et d’optimiser votre itinéraire.

Dans cet article, vous trouverez un parcours idéal pour explorer les sites emblématiques de la Ville Lumière en une journée.

Et si vous souhaitez voir toutes les splendeurs de Paris en une journée, sans vous fatiguer, au guidon d’une mobylette électrique, et accompagné par un historien … c’est ici !


Pourquoi ça vaut le détour ? Le Val-de-Grâce est un joyau architectural du XVIIᵉ siècle. Son style baroque italien, son dôme majestueux, et ses ornements interieurs sont impréssionants.

Comment aller au Val-de-Grâce ?

Adresse : 1 Place Alphonse Laveran, 75005 Paris

Stations les plus proches : Port-Royal (RER B) / Saint-Placide (Métro ligne 4)

Histoire du Val-de-Grâce

L’église du Val-de-Grâce fait partie d’une ancienne Abbaye qui a été fondée par Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII, pour y installer une communauté de religieuses bénédictines où elle venait régulièrement se retirer pour se ressourcer.

Le couple royal n’ayant pas donné naissance à un héritier après vingt de mariage, elle fait un jour une promesse : si Dieu lui accorde un fils, elle érigera un temple dédié à la Vierge Marie. En 1638, après la naissance de Louis XIV, elle lance la construction de l’édifice, dont son fils pose la première pierre en 1645.

L’église adopte un plan en croix latine et possède l’un des plus hauts dômes de Paris. Son intérieur, richement décoré, comprend une coupole peinte, une grande voûte et un baldaquin inspiré de Saint-Pierre de Rome. On y admire aussi des œuvres de Philippe de Champaigne.

Lors de la Révolution, l’abbaye est réquisitionnée et devient un hôpital militaire, fonction qu’elle remplit encore aujourd’hui.

Comment visiter l’intérieur du Val-de-Grace ?

L’église et le musée du Service de Santé des Armées sont ouverts au public les mardis, mercredis, samedis et dimanches de 12h à 18h. La dernière admission se fait une heure avant la fermeture.

Le tarif d’entrée est de 5 € pour le plein tarif et de 2,50 € pour les étudiants, familles nombreuses et jeunes de 6 à 18 ans. Les enfants de moins de 6 ans et les militaires bénéficient de la gratuité.

Il est recommandé de contacter le secrétariat du musée au +33 (0)1 40 51 51 92 pour toute information complémentaire.


Pourquoi ça vaut le détour ? : Le Panthéon est un monument néoclassique qui impressionne par son immense coupole, ses colonnades majestueuses et ses fresques retraçant l’histoire de la France. Mais le Panthéon, c’est surtout un sanctuaire dédié aux grandes figures françaises et à l’intérieur repose une soixantaine de personnalités qui ont marqué l’histoire. En prime, il offre un panorama exceptionnel sur Paris depuis son dôme !

Comment aller au Panthéon ?

Adresse : Place du Panthéon, 75005 Paris

Stations les plus proches : Cardinal Lemoine (Métro ligne 10) / Place Monge (Métro ligne 7) / Luxembourg (RER B)

Comment aller du Val-de-Grace au Panthéon ?

Pour aller de l’église du Val-de-Grâce au Panthéon, vous avez plusieurs options :

🚶À pied (environ 15 minutes)

  1. Sortez de l’église du Val-de-Grâce et prenez la Rue Saint-Jacques en direction du nord.
  2. Continuez tout droit jusqu’à la Rue Soufflot.
  3. Le Panthéon se trouve au bout de la rue, sur la Place du Panthéon.

🚌En bus (environ 10 minutes + temps d’attente)

  1. Marchez jusqu’à l’arrêt Port-Royal – Saint-Jacques (5 min à pied).
  2. Prenez le bus 38 en direction de Porte de la Chapelle.
  3. Descendez à l’arrêt Luxembourg.
  4. Marchez environ 5 minutes jusqu’au Panthéon.

🚇En métro/RER (environ 10 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez le RER B à Port-Royal en direction de Mitry-Claye / Aéroport CDG.
  2. Descendez à la station Luxembourg.
  3. Marchez 6 minutes en direction du Panthéon.

Histoire du Panthéon

Le Panthéon, chef-d’œuvre néoclassique du XVIIIe siècle, est à l’origine conçu comme une église dédiée à Sainte-Geneviève sur ordre de Louis XV.

Inspiré du Panthéon de Rome et du Tempietto de San Pietro in Montorio, il est conçu par Jacques-Germain Soufflot et achevé en 1790, mais il n’est jamais consacré en église.

En effet, avec la Révolution, la monarchie est renversée et la République confisque l’édifice et le transforme en mausolée pour les grandes figures françaises républicaines. Son architecture est alors modifiée : les clochers sont supprimés, les fenêtres obstruées et la croix retirée. Sur le fronton apparaît la devise « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ». Mirabeau est le premier à y entrer… et le premier à en sortir, après la découverte dans ses archives de la preuve du double-jeu qu’il menait entre les partisans de la République et ceux de la monarchie.

Aujourd’hui, 81 personnalités y reposent, dont Voltaire, Rousseau, Hugo, Zola et Marie Curie, première femme panthéonisée en 1995. Sur ces 81 figures, seules 5 sont des femmes, la dernière en date étant Simone Veil.

Comment visiter l’interieur du Panthéon ?

Le Panthéon est ouvert tous les jours de 10h à 18h30, avec une dernière admission 45 minutes avant la fermeture.

Le prix est de 13 € pour le tarif plein. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et les citoyens de l’UE de moins de 26 ans

Il est recommandé de réserver son billet en ligne pour éviter l’attente, surtout en haute saison. Vous pouvez acheter vos billets ici : Billetterie du Panthéon. Des visites guidées sont également proposées pour mieux comprendre l’histoire et l’architecture de ce monument emblématique


Pourquoi ça vaut le détour ? La Sorbonne est le symbole du savoir et de la culture française. Son architecture imposante, sa bibliothèque et sa cour d’honneur en font un site emblématique à visiter.

entrée la Sorbonne

Comment aller à la Sorbonne ?

Adresse : 1 Rue Victor Cousin, 75005 Paris

Stations les plus proches : Métro ligne 10 : Cluny-La Sorbonne​ / RER B : Luxembourg (RER B)

Comment aller du Panthéon à la Sorbonne ?

Pour aller du Panthéon à la Sorbonne, vous avez plusieurs options :

🚶À pied (environ 8 minutes)

  1. Sortez du Panthéon et dirigez-vous vers la Rue Soufflot.
  2. Descendez cette rue en direction du Boulevard Saint-Michel.
  3. La Sorbonne se trouve sur votre droite, au 17 Rue de la Sorbonne.

🚌En bus (environ 5 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez le bus 21, 27 ou 38 à l’arrêt Panthéon.
  2. Descendez à l’arrêt Les Écoles.
  3. Marchez 2 minutes jusqu’à la Sorbonne.

Histoire de la Sorbonne

La Sorbonne abrite aujourd’hui une partie des activités de plusieurs universités parisiennes.

La plupart des bâtiments visibles ont été construits à la fin du XIXe siècle, sur un grand îlot entre les rues Saint-Jacques, Cujas, des Écoles et de la Sorbonne. La façade baroque de la chapelle Sainte-Ursule, construite au XVIIe siècle, appartient aussi à la Sorbonne. Elle a été commandée par le cardinal Richelieu, qui y repose dans un mausolée de marbre.

Créée en 1253 par Robert de Sorbon, la Sorbonne est nitialement une école de théologie ouverte aux étudiants pauvres. Très vite, elle devient un centre intellectuel majeur, attirant étudiants et savants de toute l’Europe. Au fil du temps, l’enseignement s’élargit aux lettres, droit, médecine et sciences, et l’université accueille la première imprimerie de France en 1471.

La Sorbonne est également le berceau de nombreux événements historiques, comme la fondation du Comité international olympique en 1894, et le lieu des émeutes étudiantes de mai 1968. Son histoire, marquée par l’autonomie universitaire et des conflits avec le pouvoir royal, en fait un symbole de la contestation et du savoir.

Comment visiter l’intérieur de la Sorbonne ?

Des visites guidées du palais académique de la Sorbonne sont proposées pour des groupes de 10 à 30 personnes, d’une durée d’environ 1h30.

Vous pouvez réserver une visite guidée, accédez aux différents parcours et dates via le lien suivant : Visites guidées en Sorbonne. Pour les groupes ou les visites sur mesure, une demande peut être faite par mail à .


Pourquoi ça vaut le détour ? Située sur l’île de la Cité, Notre-Dame de Paris domine la Seine de toute sa splendeur. Ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique est célèbre pour ses gargouilles, sa façade sculptée et ses vitraux sublimes.

Notre Dame Mobylette Visite de Paris en 1 jour

Comment aller à Notre-Dame ?

Adresse : 6 Parvis Notre-Dame – Place Jean-Paul II, 75004 Paris​

Stations les plus proches : Saint-Michel – Notre-Dame (RER B et C) / Cité​ (Métro ligne 4)

Comment aller de la Sorbonne à Notre-Dame ?

Pour aller de la Sorbonne à Notre-Dame de Paris, vous avez plusieurs options :

🚶À pied (environ 15 minutes)

  1. Sortez de la Sorbonne et prenez la Rue de la Sorbonne en direction de la Rue Saint-Jacques.
  2. Continuez tout droit jusqu’à la Place du Panthéon.
  3. Traversez la place et prenez la Rue de la Vieille-Draperie qui mène directement à l’île de la Cité, où se trouve Notre-Dame.

🚌En bus (environ 8 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez le bus 21 à l’arrêt Les Écoles (situé à quelques pas de la Sorbonne).
  2. Descendez à l’arrêt Notre-Dame – Quai de Montebello.
  3. Marchez 2 minutes jusqu’à la cathédrale.

🚇En métro (environ 5 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez la ligne 10 à la station Cluny – La Sorbonne.
  2. Descendez à Saint-Michel et sortez à Notre-Dame.
Interieur Notre Dame Visite de Paris en 1 jour
Nef Notre Dame Visite de Paris en 1 jour
Facade arriere Notre Dame Visite de Paris en 1 jour
Vitrail Notre Dame Visite de Paris en 1 jour

Histoire de la cathédrale de Notre-Dame

La cathédrale Notre-Dame de Paris, située sur l’île de la Cité, est l’une des plus célèbres cathédrales gothiques. Sa construction débute en 1161 pour remplacer une cathédrale romane située au même emplacement et devenue trop petite pour accueillir une population parisienne croissante.

Les travaux durent deux siècles et voient l’adoption des principes de l’art gothique.

À partir du 17e siècle, Notre-Dame souffre d’un manque d’entretien, particulièrement après le transfert du gouvernement à Versailles sous Louis XIV. Elle est ensuite dégradée pendant la Révolution française et transformée en entrepôt.

C’est le roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831), qui ravive l’intérêt pour cet édifice au style gothique alors devenu désuet et tellement endomagée qu’il risque de s’écrouler. Des travaux de restauration, dirigés par Viollet-le-Duc, ont lieu entre 1844 et 1864.

Comment visiter l’interieur de Notre-Dame ?

Depuis sa réouverture le 7 décembre 2024, la cathédrale Notre-Dame est accessible au public.

Elle est ouverte tous les jours de 8h à 19h, et jusqu’à 22h le jeudi.

L’entrée est gratuite, mais il est possible de réserver un accès en ligne pour faciliter son entrée et minimiser le temps d’attente. Les réservations peuvent être effectuées sur le site officiel : Réserver une visite.


Pourquoi ça vaut le détour ? Nichée sur l’île de la Cité, la Place Dauphine est l’un des endroits les plus charmants et tranquilles de Paris. Avec ses façades élégantes et son atmosphère paisible, c’est un endroit parfait pour une promenade ou un café en terrasse.

Comment aller à Place Dauphine ?

Adresse : Place Dauphine, 75001 Paris

Stations les plus proches : Pont Neuf (Métro ligne 7) / Cité (Métro ligne 4)

Comment aller de Notre-Dame à Place Dauphine ?

Pour aller de Notre-Dame à la Place Dauphine, vous avez plusieurs options :

🚶À pied (environ 12 minutes)

  1. Sortez de la cathédrale Notre-Dame et dirigez-vous vers le Pont Neuf.
  2. Traversez le pont en direction de la Rive Droite.
  3. Une fois sur le pont, tournez à gauche et vous arriverez rapidement à la Place Dauphine, située au cœur de l’île de la Cité.

🚌En bus (7 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez le bus 21 à l’arrêt Notre-Dame – Quai de Montebello.
  2. Descendez à l’arrêt Place Dauphine.

Histoire de la place Dauphine

La Place Dauphine est aménagée à la fin du 16e siècle sur trois îlots rattachés à l’île de la Cité lors de la construction du Pont Neuf qui s’appuit sur l’île de la Cité pour joindre les deux rives de la Seine.

Après l’inauguration du pont, Henri IV décide d’utiliser le terrain gagné par le rattachement de ces trois îlots à l’île de la Cité pour de créer un lotissement de 32 maisons identiques, avec des arcades au rez-de-chaussée pour des boutiques. Les travaux sont achevés en 1611 et la place est inaugurée par Henri IV, qui la nomme en l’honneur de son fils, le futur Louis XIII.

Au fil des siècles, la place évolue : des bâtiments sont modifiés et démolis, notamment en 1874 par Viollet-le-Duc afin de dégager la façade du Palais de Justice.

Autrefois la place acceuillant des orfevres et des joaillier. Aujourd’huin, on y trouve des galeries d’art.


Pourquoi ça vaut le détour ? Le Pont Neuf enjambe la Seine entre l’île de la Cité et les rives droite et gauche de Paris. Il offre une vue imprenable sur la Seine et les monuments parisiens.

Comment aller au Pont Neuf ?

Comment aller de la place Dauphine au Pont Neuf ?

🚶À pied (environ 2 minutes – 150 m)

Marchez directement jusqu’au Pont Neuf, qui se trouve juste après la place.

Depuis la Place Dauphine, prenez l’avenue du Président Wilson en direction du Pont Neuf.

Histoire du Pont Neuf

Le Pont Neuf, inauguré en 1607, est le plus ancien pont de Paris, bien que son nom suggère le contraire.

Il se distingue par sa conception innovante. En effet, c’est le premier pont en pierre de Paris, puisqu’avant les ponts étaient en bois. C’est aussi le premier pont parisien à offrir un trottoir, protégeant les piétons des saletés et des roues de calèches.

C’est également le premier pont a ne pas être recouvert de maisons. Initialement prévu pour supporter plusieurs immeubles, le pont n’acceuille finalement que des abris en pierre destinés à abriter des boutiques, comme des tondeurs de chiens, des bouquinistes ou des loueurs de parapluie. Au 19e siècle, ces abris sont détruits, et la dernière boutique disparaît vers 1854.


Pourquoi ça vaut le détour ? Le Louvre est le plus grand musée d’art au monde et abrite des œuvres emblématiques comme la Joconde de Léonard de Vinci, la Vénus de Milo ou encore le Radeau de la Méduse de Géricault. Il s’agit d’un incontournable pour les amateurs d’histoire et d’art.

Comment aller au Louvre ?

Adresse : Rue de Rivoli, 75001 Paris

Station les plus proches : Palais Royal – Musée du Louvre (Métro ligne 1) / Pont Neuf (Métro ligne 7)

Comment aller du Pont Neuf au Louvre ?

🚶‍♂️À pied (environ 15 minutes)

  1. Traversez le Pont Neuf en direction de la Rive Droite.
  2. Continuez tout droit sur la Rue de Rivoli.
  3. Marchez jusqu’à l’entrée principale du Musée du Louvre, située sous la Pyramide.

🚌En bus (environ 7 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez le bus 27 ou bus 39 à l’arrêt Pont Neuf – Quai du Louvre.
  2. Descendez à l’arrêt Palais Royal – Musée du Louvre.

🚇 En métro (environ 5 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez la ligne 7 du métro à la station Pont Neuf.
  2. Descendez à Palais Royal – Musée du Louvre (1 station).

Histoire du Louvre

À l’origine, le Louvre est un château fort construit par Philippe Auguste entre 1190 et 1202 pour protéger Paris. Il sert aussi de coffre-fort royal et de prison. L’origine de son nom est incertaine : certains y voient un lien avec un cours d’eau, d’autres avec le mot latin lupus, suggérant la présence de loups.

Au 14e siècle, Charles V en fait une résidence royale. Il y aménage des appartements, une bibliothèque et un jardin.

Au 16e siècle, François Ier fait raser le château et charge Pierre Lescot de bâtir un palais moderne inspiré de la Renaissance italienne. L’aile Lescot, qui en résulte, devient une référence de l’architecture française. Louis XIII poursuit les travaux avec la construction du pavillon de l’Horloge et d’une aile symétrique à celle de Lescot.

Sous la Révolution, apparait l’idée d’en faire un musée accessible à tous, et le Louvre ouvre ainsi ses portes en 1794. Napoléon enrichit ses collections de milliers d’œuvres, dont certaines sont restituées après sa chute.

Comment visiter le Louvre ?

Le musée du Louvre est ouvert tous les jours, sauf le mardi de 9h à 18h et de 9h à 21h les mercredis et vendredis. La dernière admission se fait une heure avant la fermeture et l’évacuation des salles commence 30 minutes avant la fermeture.

Le prix de l’entrée au plein tarif est de 17€. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et les résidents de l’UE de moins de 26 ans.

Il est fortement recommandé de réserver vos billets à l’avance pour éviter les files d’attente. Les billets peuvent être achetés en ligne via la billetterie officielle : Billetterie du Louvre.


Pourquoi ça vaut le détour ? Célèbre pour son obélisque égyptien et ses fontaines élégantes, cette place offre une perspective magnifique sur les Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel.

Comment aller sur la place de la Concorde ?

Adresse : Place de la Concorde, 75008 Paris

Stations les plus proches : Concorde (Métro ligne 1, 8, 12)

Comment aller du Louvre à la place de la Concorde ?

🚶À pied (20 minutes)

  1. Sortez du Louvre par la Pyramide ou la porte de Richelieu.
  2. Traversez le Jardin des Tuileries en longeant l’allée centrale.
  3. En sortant du jardin, vous arriverez directement sur la place de la Concorde.

🚇En métro (5 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez la ligne 1 à la station Palais Royal – Musée du Louvre (direction La Défense).
  2. Descendez à Concorde (2 stations).

🚌 En bus (10-15 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez le bus 72 depuis l’arrêt Pont des Arts – Quai François Mitterrand (juste derrière le Louvre, sur les quais de Seine).
  2. Descendez à Concorde.

Histoire du Louvre et de l’Obelisque de Louxor

Inaugurée en 1793, la place de la Concorde a d’abord été créée pour accueillir une statue équestre de Louis XV. Elle portait alors le nom de place Louis XV.

Pendant la Révolution, la statue du roi est remplacée par une guillotine, et la place rebaptisée place de la Révolution. Entre 1792 et 1794, 1 110 condamnés y sont exécutés, dont Louis XVI, Marie-Antoinette, Danton et Robespierre. En 1795, après la fin de la Terreur, elle est renommée place de la Concorde, symbolisant la réconciliation nationale.

Au centre se dresse l’obélisque de Louxor, le plus vieux monument de Paris (13e siècle av. J.-C.). Haut de 22 mètres et pesant 220 tonnes, il provient du temple de Louxor en Égypte. Offert à la France en 1830 par le vice-roi Méhémet Ali, il met six ans à être transporté et installé.


Pourquoi ça vaut le détour ? Les Champs-Élysées s’étendent de la place de la Concorde à l’Arc de Triomphe. Surnommés la plus belle avenue du monde, les Champs-Élysées concentrent de nombreuses boutiques de luxe et sont le lieux de diverses célébrations nationales.

Plaque Champs ELysées Visite de Paris en 1 jour

Comment aller sur les Champs-Elysées ?

Adresse : Avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris

Station les plus proches : Franklin D. Roosevelt (Métro ligne 1, 9) / George V (Métro ligne 1)

Comment aller de la Concorde au Champs-Elysées ?

🚶‍♂️ À pied (environ 15 minutes)

  1. Depuis la place de la Concorde, prenez la sortie nord de la place.
  2. Engagez-vous sur l’avenue des Champs-Élysées en direction de l’Arc de Triomphe.
  3. Vous êtes déjà sur les Champs-Élysées ! Continuez à marcher pour profiter des boutiques, cafés, et cinémas.

🚇 En métro (5 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez la ligne 1 du métro depuis la station Concorde en direction de La Défense.
  2. Descendez à la station Champs-Élysées – Clemenceau (1 station seulement), ou continuez jusqu’à Franklin D. Roosevelt ou George V selon la partie des Champs-Élysées que vous souhaitez visiter.

🚌 En bus (environ 10 minutes + temps d’attente)

  1. Plusieurs lignes de bus longent les Champs-Élysées depuis la Concorde (ex. : bus 42, 73…).

Histoire des Champs-Elysées

L’avenue des Champs-Élysées relie la place de la Concorde à la place de l’Étoile, où se trouve l’Arc de Triomphe.

Son origine remonte au 17ᵉ siècle, sous Louis XIV et son conseiller Colbert. L’objectif est alors de créer un axe reliant le palais des Tuileries à Versailles. André Le Nôtre, jardinier du roi, aménage ainsi une large voie bordée d’ormes et de pelouses, prolongée ensuite jusqu’à l’actuelle place de l’Étoile.

D’abord appelée Grand Cours, elle prend officiellement le nom de Champs-Élysées en 1709. Longtemps mal fréquentée et insalubre, elle devient progressivement un lieu bourgeois au 18ᵉ siècle avec la couverture de l’égout à ciel ouvert qui la traversait et l’installation d’éclairages et de trottoirs.

À partir des années 1830, elle devient un centre du luxe parisien, accueillant restaurants et boutiques prestigieuses. Avec le développement de l’automobile au 20ᵉ siècle, elle devient aussi un haut lieu des concessionnaires.

Aujourd’hui, elle reste l’une des avenues les plus célèbres du monde.


Pourquoi ça vaut le détour ? Situé sur la place Charles de Gaulle, à l’extrémité des Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe domine Paris de son imposante silhouette. Ce monument commémore les victoires de Napoléon et rend hommage aux soldats tombés pour la France. Il offre également une vue panoramique exceptionnelle sur la capitale.

Comment aller à l’Arc de Triomphe ?

Adresse : Place Charles de Gaulle, 75008 Paris

Stations les plus proches :Métro ligne 1, 2, 6 : Charles de Gaulle – Étoile / RER A : Charles de Gaulle – Étoile

Comment aller des Champs-Elysées à l’Arc de Triomphe ?

🚶‍♂️À pied (environ 10-15 min) :

  • Marchez tout droit sur l’avenue des Champs-Élysées en direction de la place Charles de Gaulle (anciennement place de l’Étoile).
  • L’Arc de Triomphe se trouve en haut de l’avenue, au centre du grand rond-point.
  • Pour accéder au monument, utilisez le passage souterrain situé sur les trottoirs des Champs-Élysées (évitez de traverser la place directement à cause de la circulation).

🚇En métro (5 min + temps d’attente) :

  • Prenez la ligne 1 à la station George V (direction La Défense).
  • Descendez à Charles de Gaulle – Étoile (1 station).

🚌En bus (5-10 min + temps d’attente) :

  • Prenez le bus 73 en direction de La Défense.
  • Descendez à l’arrêt Charles de Gaulle – Étoile.

Histoire de l’Arc de Triomphe

L’Arc de Triomphe est voulu par Napoléon Ier pour célébrer la victoire d’Austerlitz en 1805.

Conçu par l’architecte Jean-François Chalgrin, il s’inspire des arcs romains, notamment celui de Titus. Plusieurs projets extravagants sont proposés pour son sommet, mais il reste finalement vide.

Les travaux débutent en 1808, mais Napoléon ne voit jamais l’arc achevé. Il est inauguré en 1836 sous le Second Empire et dédié aux armées ayant combattu entre 1792 et 1815. Et Napoléon Ier ne passe finalement sous l’arc qu’en 1840, lors du transfert de ses cendres aux Invalides.

Haut de 49 m, large de 44 m et pesant 50 000 tonnes, il est décoré de sculptures représentant des batailles napoléoniennes et des figures allégoriques.

Depuis 1921, il abrite la tombe du Soldat inconnu, hommage aux morts de la Première Guerre mondiale. Une flamme éternelle, ravivée quotidiennement, symbolise leur mémoire.

Comment visiter l’intérieur de l’Arc de Triomphe et monter à son sommet ?

Le monument est ouvert tous les jours de 10h à 23h.

Plein tarif : 13 € Gratuit pour les moins de 18 ans et les citoyens de l’UE de moins de 26 ans. Les billets peuvent être achetés en ligne ici : Billetterie Arc de Triomphe


Pourquoi ça vaut le détour ? Ces deux bâtiments se situent le long de l’avenue Winston Churchill, entre les Champs-Élysées et la Seine. Le Grand Palais est célèbre pour ses expositions et événements culturels, tandis que le Petit Palais abrite le Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris.

Comment aller au Grand Palais & au Petit Palais ?

Adresse : Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Stations les plus proches : Champs-Élysées – Clemenceau (Métro ligne 1, 13)

Comment aller de l’Arc de Triomphe au Grand Palais & au Petit Palais ?

🚶‍♂️ À pied (environ 20 minutes)

  1. Revenez sur vos pas et redescendez l’avenue des Champs-Élysées en direction de la Place de la Concorde.
  2. Après environ 1,2 km, au rond-point des Champs-Élysées, tournez légèrement à droite sur l’avenue Winston Churchill.
  3. Continuez tout droit : le Grand Palais se trouve sur votre droite.

🚇 En métro (environ 10 minutes + temps d’attente)

  1. Prenez la ligne 1 du métro à la station Charles de Gaulle – Étoile en direction de Château de Vincennes.
  2. Descendez à la station Champs-Élysées – Clemenceau (2 arrêts).
  3. Sortez du métro : le Grand Palais est juste en face.

Histoire du Grand Palais & du Petit Palais

Le Grand Palais, inauguré pour l’Exposition universelle de 1900, est un monument emblématique dédié aux arts et aux expositions. Conçu pour accueillir les grandes manifestations artistiques de Paris, il possède une immense nef de 240 mètres surmontée d’une verrière en acier, fer et verre culminant à 45 mètres. Cette structure laisse entrer la lumière naturelle, ce qui était essentielle à une époque où l’électricité n’était pas encore industrialisée.

Dès 1901, il accueille divers événements comme le concours hippique ou le Salon de l’Automobile. En 1937, son aile ouest devient le Palais de la Découverte, consacré aux sciences. À partir des années 1960, les grands salons commerciaux et artistiques déclinent au profit du parc des expositions de la Porte de Versailles.

En face du Grand Palais se trouve le Petit Palais, construit lui aussi pour l’Exposition universelle de 1900. Il abrite aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, exposant des œuvres allant de l’Antiquité au XIXe siècle. Vous y trouverez aussi un très beau jardin caché.

Comment visiter l’intérieur du Petit Palais et du Grand Palais ?

Le Petit Palais est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. L’entrée est gratuite pour tous.

Le Grand Palais propose des expositions temporaires, avec des tarifs variant selon l’événement. Infos et réservations ici : Billetterie Grand Palais


Pourquoi ça vaut le détour ? De par son architecture d’avant-garde et sa décoration baroque, il est le le pont le plus extravagant de tous les ponts parisiens. Sa situation géographique dans l’axe de l’esplanade des Invalides et du Grand Palais offre également à ceux qui le traverse dans un sens ou dans l’autre une magnifique perspective.

Comment aller au Pont Alexandre 3 ?

Adresse : Pont Alexandre III, 75008 Paris

Stations les plus proches : Invalides (Métro ligne 8, 13) / Invalides (RER C)

Comment aller du Petit Palais au Pont Alexandre 3 ?

🚶À pied (environ 10 minutes – 750 m)

  1. Sortez du Petit Palais et dirigez-vous vers la rue Franklin D. Roosevelt.
  2. Traversez la Place de la Concorde en direction de l’Obélisque.
  3. Continuez tout droit sur la rue de la Concorde et traversez le Pont de la Concorde.
  4. Le Pont Alexandre III se trouve immédiatement après le Pont de la Concorde, à votre droite.

Histoire du Pont Alexandre 3

Le pont Alexandre 3 est construit pour symboliser l’amitié franco-russe, instaurée par un accord de coopération militaire signé en 1891 entre la France et l’Empire russe. Accord stipulant que les deux pays devaient se soutenir mutuellement s’ils étaient attaqués par un des pays de la Triple Alliance (dite aussi Triplice) : l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et le royaume d’Italie.

La première pierre est posée par le tsar Nicolas II de Russie, l’impératrice Alexandra Fedorovna et le président Félix Faure en 1896. Le pont est appelé pont Alexandre III, en l’honneur du tsar qui a signé l’accord franco-russe en 1891.

Un soin tout particulier est apporté à sa décoration, car il devait être mis en avant lors de l’Exposition universelle de 1900. Ainsi, pas moins de 17 artistes parmi les plus réputés de l’époque travaillent sur son décor.


Pourquoi ça vaut le détour ? Ce monument emblématique de Paris abrite plusieurs trésors, dont le musée de l’Armée qui présente une riche collection d’objets militaires, d’armures et de souvenirs de guerres à travers les âges. Le site abrite également le tombeau de Napoléon Ier dans l’église du Dôme.

Invalides Facade Visite de Paris en 1 jour

Comment aller à l’Hôtel des Invalides ?

Adresse : 29 Rue de Grenelle, 75007 Paris

Stations les plus proches : Invalides (Ligne 8 et Ligne 13) / La Tour-Maubourg (Ligne 8)

Comment aller du pont Alexandre 3 à l’Hôtel des Invalides ?

🚶À pied (environ 15 minutes)

  1. Sortir du Pont Alexandre III et suivre la rue de l’Université en direction du sud.
  2. Continuez tout droit jusqu’à atteindre l’Hôtel des Invalides, qui sera sur votre gauche.

🚌En bus (5-10 min + temps d’attente) :

  1. Prendre le bus ligne 63 à l’arrêt Pont Alexandre III – Invalides.
  2. Descendez à l’arrêt Invalides.

Histoire de l’Hôtel des Invalides

La construction de l’Hôtel des Invalides commence en 1670. Louis XIV souhaite y loger et y soigner les soldats invalides de ses armées.

L’édifice est totalement terminée en 1706. L’ensemble comprend un hospice, un hôpital, une manufacture et une église. Dès 1690, il loge 6000 invalides de guerre, qui doivent avoir servi 20 ans dans l’armée du roi.

Les soldats y vivent dans des dortoirs, tandis que les officiers bénéficient de chambres chauffées. L’infirmerie, de qualité remarquable pour l’époque, devient réputée, et une école de chirurgie y est créée.

Aujourd’hui, l’Hôtel des Invalides est en grande partie un musée, et seule une petite portion est encore dédiée aux bléssés de l’armée françaises.

Comment visiter l’intérieur de l’Hôtel des Invalides ?

Le Petit Palais est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. L’entrée est gratuite pour tous.

Le Grand Palais propose des expositions temporaires, avec des tarifs variant selon l’événement. Infos et réservations ici : Billetterie Grand Palais


Pourquoi ça vaut le détour ? Symbole universel de la France, la Tour Eiffel offre une vue panoramique incroyable sur la ville.

Comment aller à la tour Eiffel ?

Adresse : Champ de Mars, 5 Avenue Anatole France, 75007 Paris

Stations les plus proches : Bir-Hakeim (Ligne 6) / Trocadéro (Lignes 6 et 9) / École Militaire (Ligne 8) / Champ de Mars – Tour Eiffel (RER C)

Comment aller de l’Hôtel des Invalides à la Tour Eiffel ?

🚶 À pied (environ 20 minutes) :

  1. Sortez de l’Hôtel des Invalides et traversez l’Esplanade des Invalides.
  2. Rejoignez le Pont de l’Alma ou le Pont Alexandre III pour traverser la Seine.
  3. Marchez le long des quais jusqu’à la Tour Eiffel.

🚇En métro (environ 15 minutes + temps d’attente) :

  1. Prenez la ligne 8 du métro à la station La Tour-Maubourg ou Invalides (direction Balard).
  2. Descendez à École Militaire.
  3. Marchez environ 10 minutes jusqu’à la Tour Eiffel.

🚌En bus (environ 15-20 minutes + temps d’attente) :

  • Bus 82 : Prenez-le à la station La Tour-Maubourg – Saint-Dominique en direction de Neuilly – Hôpital Américain, descendez à Tour Eiffel.
  • Bus 69 : Prenez-le à Esplanade des Invalides, descendez à Champ de Mars.

Histoire de la Tour Eiffel

Le projet de la tour Eiffel naît en 1884 dans l’esprit de deux ingénieurs de l’entreprise de Gustave Eiffel, Maurice Koechlin et Émile Nouguier. Ils veulent présenter une tour de 300 mètres à l’Exposition universelle de 1889 à Paris, dépassant largement le record mondial de l’époque, l’obélisque de Washington (169 m).

D’abord sceptique, Eiffel rachète les plans et convainc le gouvernement de financer le projet. La construction débute en 1887 et mobilise 500 ouvriers pendant deux ans. Inaugurée en 1889, la « tour de 300 mètres » bat tous les records et reste la plus haute construction du monde jusqu’en 1930.

Prévue pour être démontée, elle est sauvée car Gustave Eiffel démontre qu’elle peut être utiles pour des expériences scientifiques, notamment en télégraphie sans fil. Critiquée à ses débuts, la tour devient finalement le symbole de Paris et le monument payant le plus visité au monde, avec 7 millions de visiteurs annuels.

Comment aller au sommet de la Tour Eiffel ?

La tour Eiffel est ouverte tous les jours de l’année, avec des horaires variant selon la saison. Généralement, elle accueille les visiteurs jusqu’à 23h, voire minuit durant les mois d’été.

Les tarifs des billets dépendent de l’age, de l’étage souhaitée et du mode d’ascension choisi. Ils varient entre 7 € et 37 €.

Il est recommandé de vérifier les horaires exacts et d’acheter vos billets à l’avance pour éviter les files d’attente sur le site officiel : Billetterie de la Tour Eiffel.

Visite de Paris : Quel moyen de transport ?

Visiter Paris offre mille façons de se déplacer :

  • Le métro est rapide et pratique, mais souvent bondé et souterrain, ce qui prive du paysage. C’est également difficile de ne pas s’y perdre car il comptes pas moins de 14 lignes différentes qui s’entrecroisent dans Paris. On y trouve aussi quelques pickpockets et les pannes sont fréquentes.
  • Le bus, plus agréable, reste très lent aux heures de pointe et necessite d’attendre son passage. Et c’est encore plus difficile de s’y retrouver puisque l’on compte 64 lignes de bus dans Paris.
  • Le taxi est confortable mais cher et ralentit par les embouteillages.
  • Le Vélib’ donne de la liberté, mais il faut gérer le code de la route et passer du temps pour chercher une borne libre … et un vélo qui fonctionne !
  • À pied, on profite pleinement de la ville, mais les distances peuvent fatiguer.

La mobylette électrique avec un guide historique, elle, combine le meilleur de tout : confort, liberté, découverte.

Au guidon de ce patrimoine vivant de l’histoire populaire de France :
– On se déplace sans effort, d’un monument à un autre et d’un quartier à un autre.
– On ne perd pas de temps dans les transports et on ne se perd pas dans la circulation parisienne grâce au guide qui a conçu un itinéraire passant par des rues calmes et peu fréquentées.
– On admire les monuments et on profite de l’ambiance des quartiers que l’on traverse.
– On découvre l’histoire de Paris grâce au guide et aux explications et anecdotes qu’il fournit.

Au Lapin Agile

Découvrez l’histoire d’Au Lapin Agile, le cabaret situé sur la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris.

La cabaret photographié en 1913

Au 18ème siècle, le quartier de Montmartre se situe en dehors de Paris. Il se trouve au-delà du Mur des Fermiers généraux qui entoure la capitale et permet la perception d’un impôt sur les marchandises entrant dans la ville. Le vin y est donc moins cher qu’à Paris.

Pour cette raison, le bas de la colline de Montmartre voit apparaître de nombreux cabarets, comme le Moulin Rouge. Ces derniers attirent des clients parisiens ainsi qu’une population de marginaux, de souteneurs et de prostitués. Le village de Montmartre, situé sur le haut de la colline, en plus de son vin peu cher, offre également l’avantage de disposer de logements à bas prix. Il attire donc des personnes modestes dont les artistes, nombreux à venir s’y installer. Leur nombre devient considérable à partir de 1890.

C’est là, sur le haut de la colline de Montmartre, qu’est construite en 1795 une petite auberge. Elle est d’abord nommée Au rendez-vous des voleurs. En 1860, elle est transformée en cabaret. Elle prend ensuite le nom de Cabaret des Assassins. Et ce, parce que sont accrochées au mur des gravures représentant des assassins célèbres comme François Ravaillac (le tueur d’Henri IV) ou Jean-Baptiste Troppmann (qui a tué les huit membres d’une même famille en 1849).

Quelques années plus tard, en 1880, le propriétaire de ce cabaret demande à un caricaturiste qui fréquentait son établissement — André Gill — de lui dessiner une enseigne. Celui-ci lui peint un lapin vêtu d’un manteau vert, d’une écharpe rouge et d’une casquette qui s’échappe d’une casserole. Les clients surnomment alors le cabaret le Lapin à Gil en référence à cette nouvelle enseigne et à son auteur. Avec le temps, ce nom se transforme en Lapin agile.

Au début du 20ème siècle, le cabaret est racheté par Berthe Sébource et sa fille Marguerite Luc. Elles sont rejointes par Frédéric Gérard. Sous la direction de ce trio, l’établissement devient un lieu incontournable de la « bohème », mouvement littéraire et artistique qui se manifeste par un style de vie mêlant pauvreté, rejet de la domination bourgeoise et de la société industrielle, et recherche d’un idéal esthétique et politique. Au Lapin Agile, on retrouve ainsi l’écrivain Pierre Mac Orlan qui vient y chanter quelques chansons ou Guillaume Apollinaire qui y lit ses poèmes. Pablo Picasso vient également y peindre.

Le père Frédé jouant de la guitare au Lapin Agile en 1905

En 1910, le Lapin agile a aussi été le théâtre d’un célèbre canular artistique. En effet, cette année-là, l’un des clients réguliers de l’établissement, le journaliste et écrivain Roland Dorgelès, souhaite se moquer des critiques d’art. Pour cela, il emprunte l’âne du patron du cabaret. Il lui accroche au bout de la queue un pinceau avec de la peinture et le place devant une toile. Sous le contrôle d’un huissier, il donne des carottes à l’âne afin que celui-ci secoue sa queue et bouge le pinceau sur la toile.
Il signe l’œuvre Joachim-Raphaël Boronali. Il la présente ensuite à Paris, dans une grande exposition d’art réunissant de multiples artistes connus et inconnus. Le tableau nommé Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique fait l’objet de différents articles, dont quelques-uns sont même élogieux !


Roland Dorgelès dévoile alors son canular dans les colonnes du journal L’Illustration. Il prouve ses dires grâce au constat de l’huissier et grâce à une photo où l’on voit l’âne appliquer de la couleur sur la toile. Dorgelès explique que le canular avait pour but de « montrer aux niais, aux incapables et aux vaniteux qui encombrent une grande partie du Salon des indépendants que l’œuvre d’un âne, brossée à grands coups de queue, n’est pas déplacée parmi leurs œuvres. »


Cet article sur l’histoire des cabarets de Paris et d’Au Lapin Agile vous a plu ? Rejoignez-nous pour une visite guidée historique en mobylette !

L’institut d’Art et d’Archéologie

Au 3 Rue Michelet, dans le 6e arrondissement, vous trouverez l’un des immeubles les plus insolites de Paris : L’Institut d’art et d’archéologie. On y enseigne actuellement l’histoire de l’art.

La collection Jacques Doucet

L’idée de construire ce bâtiment a été lancée en 1917 par l’université de la Sorbonne, afin d’accueillir la collection de livres d’art et d’archéologie qui lui avait été léguée par Jacques Doucet.

Ce dernier était le propriétaire d’une maison de haute couture parisienne dont la clientèle était composée de femmes du monde et de célébrité comme Sarah Bernhardt. Grâce à sa fortune, il avait constitué une immense collection d’œuvre d’art et de livres rares et anciens, avec peut-être l’objectif premier de l’offrir à une femme qu’il aimait secrètement… mais qui est morte avant qu’il ne lui déclare ses sentiments.

L’architecture

L’Institut d’art et d’archéologie — également appelé Centre Michelet, en raison de la rue sur laquelle il donne — a été inauguré en 1927. Sa construction a été rendue possible grâce à un important don de la marquise Arconati-Visconti et a été confiée à l’architecte Paul Bigot.

Le sommet du bâtiment, et ses pointes dirigées vers le ciel, s’inspirent de l’architecture mauresque et subsaharienne et notamment de la Grande mosquée de Djenné, au Mali. Les murs de briques rouges rappellent, quant à eux, l’architecture toscane et l’apparence du Palazzo Pubblico de Sienne.

La frise

Sur les murs, on peut voir une frise en terre cuite qui reproduit des morceaux de bas-relief et de statuts datant de l’antiquité, du moyen-âge et de la Renaissance. On peut par exemple y distinguer un griffon – créature légendaire dotée d’un corps de lion, d’ailes d’aigle et d’une tête d’aigle avec des oreilles de cheval – reproduisant exactement celui que l’on trouve sur la frise du temple d’Antonin et Faustine, à Rome.

Cet article vous a plu ? Découvrez d’autres immeubles insolites de Paris sur le site ou Rejoignez-nous pour une visite guidée historique en mobylette !

La maison de la colombe

La maison de la Colombe est un petit immeuble qui se trouve dans la rue du même nom, sur l’île de la Cité, dans le 4ème arrondissement de Paris. Il doit son nom à une des anecdotes romantiques de Paris les plus touchantes.

La légende des deux colombes

En 1220, à l’emplacement de cet immeuble, se trouvait une maison — accolée à l’ancienne enceinte gallo-romaine — et appartenant à un sculpteur breton qui travaillait à la construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Celui-ci avait apprivoisé un couple de colombes qui logeait près de l’unique fenêtre de la maison. Or, un jour, une crue de la Seine a provoqué l’effondrement de la maison, et la femelle colombe s’est retrouvée prisonnière de gravats. La colombe mâle a nourri sa compagne en allant lui chercher des graines et en lui portant de l’eau de la Seine grâce à un brin de paille. Émus par le spectacle, les habitants du quartier ont libéré la colombe des décombres de la maison. Les retrouvailles du couple ont été fêtées par tous les oiseaux de l’île, qui entamèrent une danse dans le ciel.

Une sculpture représentant les deux colombes a été placée devant la maison qui a été reconstruite au même emplacement. Cette légende s’est transmise de génération en génération, et, jusqu’au 16e siècle, de jeunes mariés parisiens venaient se jurer fidélité dans cette rue. Une pratique qui été par la suite interdite par l’église Notre-Dame, qui y voyait du paganisme.

En 1792, la statue a été détruite, mais différents bas-reliefs ont été ajouté sur la façade la maison afin de rappeler l’histoire des deux colombes.

La Maison

La maison, quant à elle, a été surélevée au 16ème siècle et a vu s’installer une taverne au rez-de-chaussée : La Taverne St Nicolas, qui aurait été fréquentée par le célèbre bandit Louis Dominique Garthausen, dit Cartouche.

À travers les siècles, la bâtisse et le commerce sont passés entre les mains de divers propriétaires. Entre 1954 et 1964, on y trouvait par exemple le Cabaret de la Colombe, où ont débuté plusieurs vedettes de la chanson française de l’époque comme Jean Ferrat ou Georges Moustaki.

Aujourd’hui, on y trouve un bar à vins.

Cet article vous a plu ? Découvrez d’autres anecdotes romantiques de Paris sur le site ou Rejoignez-nous pour une visite guidée historique en mobylette !

Le Moulin de la Galette

Le moulin de la Galette est un restaurant historique de Paris situé dans la rue Lepic, à Montmartre, dans le 18ème arrondissement de Paris.

Il porte le même nom d’une guinguette créé au même emplacement au 19ème siècle et il a pour particularité d’être surmonté d’un ancien moulin à vent : le moulin Radet. 

Le moulin Radet

Il s’agit d’un moulin datant du 13ème ou du 16ème siècle, qui a été plusieurs fois rénové, démonté et déplacé sur la colline de Montmartre.

Il servait initialement à moudre le blé, à presser le raisin et à concasser divers matériaux, comme l’albâtre issu des carrières de Montmartre et destiné à la fabrication de porcelaine.

Les galettes de la mère Debray

Le Moulin de la Galette en 1885

En 1809, la famille Debray a racheté le terrain où se trouvait le moulin Radet. Cette famille de meunier y alors produit une farine qui est devenue réputée dans la région. La famille produisait et vendait également des galettes de seigles, accompagnés d’un verre de lait ou d’un verre de vin local, aux promeneurs venant prendre l’air dans le village de Montmartre qui se trouvait alors en dehors de Paris.

Ce sont ces galettes qui ont donné leur nom au lieu.

Le bal du Moulin de la Galette

En 1834, les Debray ont ajouté une guinguette sur leur terrain et ont commencé à y donner des bals à ciel ouvert les dimanches et les jours fériés. La clientèle s’y pressait pour boire du vin local, danser la polka, le quadrille, le chahut, le cancan et le french-cancan.

Ce bal, qui a été nommé Bal du moulin de la Galette, a connu un tel succès, qu’il a fini par être ouvert quatre jours par semaine, tandis que le moulin cessait définitivement son activité en 1870.

Par la suite, la guinguette à ciel ouvert a laissé la place à une salle de bal fermée, et le Moulin de la Galette est devenu le repaire des nombreux artistes qui fréquentaient Montmartre. Il a d’ailleurs été immortalisé par divers peintres de renom tels que Renoir, Van Gogh, Lautrec et Ultrillo.

Cet article vous a plu ? Découvrez d’autres restaurants historiques de Paris sur ce site ou Rejoignez-nous pour une visite guidée historique en mobylette !

Le Polidor

Le Polidor est un restaurant est un restaurant historique de Paris qui se trouve dans la rue Monsieur-le-Prince, dans le 6ème arrondissement, juste à côté du jardin du Luxembourg et du Panthéon.

Cet établissement a été créé au début du 19ème siècle. Il s’agissait alors d’une crèmerie où l’on consommait essentiellement des œufs, du laitage et du fromage, mais qui servait aussi des repas. Par la suite, la crèmerie a été abandonnée au profit de la seule restauration.

La devanture et l’intérieur du Polidor datent du début du 20ème siècle et n’ont pas changé depuis cette époque, même si elles ont été rénovées récemment. La décoration, quant à elle, est une accumulation de meubles, d’objets, de peintures et de photos qui se sont accumulés au cours des cent dernières années et qui rappellent souvent la clientèle — aujourd’hui célèbre — qui y mangeaient régulièrement.

En effet, le Polidor est connu pour avoir été fréquenté par de nombreux poètes, écrivains et artistes en tout genre, attirés par le quartier et les tarifs abordables du restaurant : Ionesco, Boris Vian, James Joyce, ou encore Ernest Hemingway.

D’ailleurs, dans le film Midnight in Paris de Woody Allen, le personnage principal remonte le temps et rencontre l’auteur de Le vieil homme et la mer … dans la salle du Polidor !

Cette salle accueille aujourd’hui une clientèle essentiellement touristique, mais le menu reste celui d’un bistrot parisien traditionnel de par les plats proposés et les tarifs.

Cet article vous a plu ? Découvrez d’autres restaurants historiques de Paris sur ce site ou Rejoignez-nous pour une visite guidée historique en mobylette !