« La vie, c'est Paris ! Paris, c'est la vie ! » (Marie Bashkirtseff)


Sainte Geneviève

Depuis 451, Geneviève est la sainte patronne de Paris selon l’Église Catholique et un personnage marquant de l’histoire de Paris.

Une riche catholique

Elle est née en 423, à une époque où Paris faisait partie de l’Empire romain d’Occident. Sa famille était riche et possédait de grandes terres. Son père, ancien officier, était également détenteur d’une charge de magistrat municipal à Paris. Elle a d’ailleurs hérité de cette charge quand celui-ci est mort.

Catholique, Geneviève faisait partie du groupe des « vierges consacrées », femmes qui dédiaient leurs vies à Dieu, en restant célibataire, et en menant une vie ascétique et de prière, mais qui vivait dans la ville sans rester cloitrées dans un monastère.

Protectrice de Paris

En 451, Attila le roi des Huns s’est rapproché de Paris en détruisant tout sur son passage. De nombreux Parisiens ont décidé de quitter la ville avec tous les biens qu’ils pouvaient emporter. Geneviève a alors tenté de les convaincre de ne pas fuir, affirmant que Paris resterait sure et que les villes dans lesquelles ils iraient se réfugier seront quant à elles détruites par Attila. Peu écouté, elle a néanmoins réuni un petit groupe de femmes les jours afin de jeûner, prier et demander à Dieu d’épargner Paris.

Finalement, Attila a contourné Paris et a ensuite été battu vers Châlons-sur-Marne. Les Parisiens ont alors développé l’idée que c’est grâce aux prières de Geneviève que Paris a évité la destruction. Geneviève a ainsi obtenu une nouvelle charge dans la gestion de la ville : celle de defensor civitatis, autrement dit, défenseur de la cité.

Sainte Geneviève, sainte patronne de Paris, devant l’hôtel de ville et l’île de la Cité (tableau datant du 17ème siècle, auteur inconnu)

Quelques années plus tard, alors que la Paris était cette fois-ci assiégée par les Francs, Geneviève se serait de nouveau illustrée en organisant le ravitaillement de Paris. Elle a ensuite obtenu de leur roi — Childeric 1er — qu’il épargne Paris tout en continuant sa guerre contre le représentant de l’Empire romain en Gaule. Et quand Clovis, le nouveau roi des Francs, a fini par gagner cette guerre, Geneviève a négocié avec lui la reddition de Paris en échange en échange de sa conversion au christianisme.

Représentation de Geneviève ravitaillant Paris (peinture de Pierre Puvis de Chavannes datant du 19ème siècle)

Geneviève est morte en 512, à l’âge de 89 ans. Elle a été inhumée aux côtés de dans une basilique construite au sommet de l’actuelle montagne Sainte-Geneviève, à côté du Panthéon. Durant les siècles suivants, les Parisiens ont pris l’habitude de promener les reliques de Geneviève dans la ville en cas de péril (inondation, invasion, épidémie).

La statue de Sainte Geneviève

Sur le pont de la Tournelle, à côté de l’île de la Cité, on peut admirer une statue Sainte-Geneviève créée en 1928 par Paul Landowki, sculpteur auquel on doit également la fameuse statue du Christ Rédempteur à Rio de Jainero. Cette statue de Sainte Genevieve est tournée vers l’est parce que les troupes d’Attila venaient de cette direction. Elle protège un enfant représentant Paris et qui protège lui-même une nef, emblème historique de la capitale.

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Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

L’histoire de beaucoup de monuments de Paris est pour le moins agitée. C’est aussi le cas de la basilique du Sacré-Cœur qui se trouve au sommet de la colline de Montmartre dans le 18ème arrondissement.

Architecture

Elle a été conçue par l’architecte Paul Abadie et a été construite entre 1875 et 1914.

Le style de l’édifice est romano byzantin. Sa façade s’inspire de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, de la basique Saint-Marc de Venise et de la cathédrale Saint-Front de Périgueux.

Cathédrale Saint-Front de Périgueux

Son dôme culmine à 83 m. À l’arrière, son campanile s’élève à 84 m et renferme la plus grosse cloche de France, large de 3 mètres et pesant plus 18 tonnes.

Comme l’Arc de Triomphe et le pont Alexandre III, elle est construite avec de la pierre calcaire blanche, qui provient des carrières de Château-Landon et de Souppes-sur-Loing. Cette pierre a pour caractéristique d’être imperméable et de sécréter une substance blanche au contact de l’eau. Substance qui durcit ensuite et permet à la basilique de conserver sa blancheur éclatante.

Une histoire polémique

La construction de la basilique du Sacré-Cœur a été décidée après la défaite de la France de Napoléon III face à la Prusse, en 1870. Le clergé catholique français a alors considéré cette défaite comme une punition divine et a souhaité qu’un sanctuaire soit dédié au Sacré-Cœur de Jésus afin de faire acte de pénitence et protéger Paris à l’avenir.

La construction s’inscrit aussi dans la continuité de la Commune de Paris et des évènements de 1871, durant lesquels les Parisiens se sont opposés au gouvernement qui a signé l’armistice avec la Prusse, ont pris le pouvoir dans la capitale et y ont instauré un système de gestion plus démocratique et égalitaire la Commune. En effet, en 1973, ceux qui votent le soutien national à la construction de la Basilique sont les mêmes qui ont capitulé devant la Prusse, puis qui ont violemment réprimé l’insurrection des Parisiens commencée sur la colline de Montmartre, et écrasé la Commune.

Une vue panoramique

Le parvis du Sacré-Cœur se trouve au sommet de la colline de Montmartre. Il domine Paris d’une centaine de mètres et on peut y profiter d’une belle vue panoramique.

La colline de Montmartre est aussi une ancienne carrière de gypse. À la fin du 19ème siècle, son sous-sol était percé de plus de 300 kilomètres de galeries et elle risquait de s’effondrer sous les 44 000 tonnes de la future basilique du Sacré-Cœur.

En 1875, avant de commencer la construction de cette dernière, de longs travaux de consolidation de la colline ont donc été réalisés.

Sacré cœur

Sur le fronton de la basilique du Sacré-Cœur, on peut voir une statue de Jésus montrant son cœur. Ce « Sacré-Cœur », qui donne son nom à cet édifice religieux, est pour les catholiques le symbole de l’amour divin par lequel Dieu a pris la forme humaine et a donné sa vie pour les hommes. À l’intérieur, une immense mosaïque représente également le Sacré-Cœur de Jésus.

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